Je vais te parler aujourd'hui d'une réflexion de Joseph Joubert.
D'abord,qui était 'il ?
Un écrivain peu connu , un travailleur de l'ombre ; il a été le secrétaire de Diderot et a travaillé sous sa direction à l'essai sur "la bienveillance universelle" que je n'ai pas lu.
Il fût également l'ami de Chateaubriand.
Né en 1754 et parti en 1824.
Tu pourras si tu le souhaites découvrir ses oeuvres , pensées et maximes aux éditions de la bibliothèque digitale.
La réflexion sur la quelle je souhaite m'arrêter et te faire partager est la suivante:
"Il n'y a de bon en l'homme que ses jeunes sentiments et ses vieilles pensées."
Pour moi qui suis d'une intelligence moyenne, j'ai dû m'y reprendre plusieurs fois pour tenter de comprendre ce que Joubert avait voulu me dire.
Ce que j'ai compris me permet d'avancer que sentiments et pensées sont deux choses différentes mais qu'il y a un lien subtil qui les unit.
"Jeunes" ne signifie pas qu'il y a un âge pour les "jeunes" sentiments; ils peuvent heureusement prendre naissance à n'importe quel moment de la vie. Et c'est sans aucun doute une période passionnante et bénéfique sur le chemin de l'homme; création et renaissance sont au rendez-vous dans ces moments là.
On voit bien partout que en amour par exemple , celui-çi frappe à la porte du coeur à tout âge pour celui ou celle qui sait l'accueillir.
Pour ce qui est des "vieilles" pensées, celles qui sont passées par le tamis de l'expérience et qui restent après toutes les intempéries de la vie, il faut bien reconnaître que ce sont les seules qui ont de la valeur car elles sont vraies comme comme de l'or pur au fond du tamis.
Alors oui les jeunes sentiments et les vieilles pensées sont bons pour l'homme et lui permettent de se réaliser.
A 71 ans, je confirme !
-titou-
LE BLOG DE TITOU. Au fil de mes lectures ,de mes découvertes et de mes balades sur les chemins de montagne, je note des mots , des phrases ,je fixe certaines vues,et j'y ajoute parfois des réflexions personnelles issues de mes états d'âme . je me la joue un peu Marc Aurèle dans "pensées pour moi même" mais avec beaucoup moins de talent. c'est sans prétention et surtout destiné à moi même. Mais si tu veux en profiter et participer par des apports et des commentaires, tu peux !
lundi 10 juin 2013
jeudi 16 mai 2013
Simplicié du coeur,du regard, du désir.
Se sentir en harmonie avec ce qui nous entoure est un signe de bonheur à condition que ce qui nous entoure soit empreint de simplicité.
Par exemple la nature environnante, des amis avec qui on se sent bien, un entourage aimant et attentif......
Il faut sans doute du temps et des épreuves pour comprendre que le "dépouillement" est nécessaire pour arriver à cette simplicité du coeur, du regard , du désir....
Ajuster doucement ce que l'on est au tréfonds de notre âme avec notre vie.
Albert Camus l'a si bien dit lorsqu'il posait la question : qu'est ce que le bonheur, sinon le simple accord entre un être et l'existence qu'il mène ?
C'est sans doute du manque de simplicité dans la vie que vient la majorité de nos soucis.
Nous nous arc- boutons sur nos habitudes, nos privilèges, sans vouloir comprendre qu'il faudrait changer pour une vie plus simple avec moins de besoins qui nous contenterait tout autant.
La nourriture que nous avons en abondance (jusqu'à quand ?) fait de nous des repus , parfois obèses, sans voir qu'une grande partie de l'humanité vit avec 10 fois moins et peut être en meilleure santé et ne subit pas les maladies inhérentes à notre mal-bouffe.
De plus , nous nous gorgeons de médicaments en tous genres pour tenter de retrouver un équilibre perdu mais sans remettre en cause pour autant nos mauvaises habitudes.
Le bonheur simple à mon avis passe par une remise en cause de notre façon de vivre.
Se sentir simplement joyeux sans être naïvement béat mais apprécier ce que chaque instant nous propose, un beau monument,une fontaine d'ou coule une eau cristalline, en levant la tête un beau nuage dans un ciel bleu, en la baissant, une fleur butinée par une abeille, un papillon qui offre sa beauté......
toutes choses sur lesquelles nous ne savons pas prendre le temps de nous attarder, ce que par ailleurs je peux comprendre, mais qui nous fait passer à côté de la beauté de choses simples pourtant à notre portée.
Je crois me souvenir d'avoir déjà écrit dans un précédent billet et cité Etty Hillesum :
"Soyez simple et vivez simplement. Ne faites pas de vagues, n'essayez pas d'être intéressant, gardez vos distances, soyez honnête, combattez l'envie d'être bien vu des autres...."
Autant de conseils qui peuvent nous rapprocher d'une vie qui au premier abord peut apparaître en creux, en retrait mais qui au contraire est en mesure de nous emmener vers plus de profondeur et de nous rapprocher de notre être, de ce que nous sommes lorsque notre masque est enlevé.
N'est-ce pas le but de découvrir qui nous sommes pour vivre en accord avec cet être de vérité qui est en nous ?
Pourquoi compliquer alors qu'il suffit d'adopter une vie simple ?
S'étonner et s'émerveiller à tout âge de la vie, comme un enfant est peut-être le secret d'une vie bien remplie et de toute philosophie bien comprise.
Bobin affirme que:
" le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles."
L'arrière boutique de mon cerveau, comme j'aime l'appeler, contient de quoi accueillir et contenter tous mes appétits de simplicité et de joie de vivre.
C'est sans doute pour cela que j'y vais souvent , comme lorsque enfant j'allais jouer dans ma cabane.
Par exemple la nature environnante, des amis avec qui on se sent bien, un entourage aimant et attentif......
Il faut sans doute du temps et des épreuves pour comprendre que le "dépouillement" est nécessaire pour arriver à cette simplicité du coeur, du regard , du désir....
Ajuster doucement ce que l'on est au tréfonds de notre âme avec notre vie.
Albert Camus l'a si bien dit lorsqu'il posait la question : qu'est ce que le bonheur, sinon le simple accord entre un être et l'existence qu'il mène ?
C'est sans doute du manque de simplicité dans la vie que vient la majorité de nos soucis.
Nous nous arc- boutons sur nos habitudes, nos privilèges, sans vouloir comprendre qu'il faudrait changer pour une vie plus simple avec moins de besoins qui nous contenterait tout autant.
La nourriture que nous avons en abondance (jusqu'à quand ?) fait de nous des repus , parfois obèses, sans voir qu'une grande partie de l'humanité vit avec 10 fois moins et peut être en meilleure santé et ne subit pas les maladies inhérentes à notre mal-bouffe.
De plus , nous nous gorgeons de médicaments en tous genres pour tenter de retrouver un équilibre perdu mais sans remettre en cause pour autant nos mauvaises habitudes.
Le bonheur simple à mon avis passe par une remise en cause de notre façon de vivre.
Se sentir simplement joyeux sans être naïvement béat mais apprécier ce que chaque instant nous propose, un beau monument,une fontaine d'ou coule une eau cristalline, en levant la tête un beau nuage dans un ciel bleu, en la baissant, une fleur butinée par une abeille, un papillon qui offre sa beauté......
toutes choses sur lesquelles nous ne savons pas prendre le temps de nous attarder, ce que par ailleurs je peux comprendre, mais qui nous fait passer à côté de la beauté de choses simples pourtant à notre portée.
Je crois me souvenir d'avoir déjà écrit dans un précédent billet et cité Etty Hillesum :
"Soyez simple et vivez simplement. Ne faites pas de vagues, n'essayez pas d'être intéressant, gardez vos distances, soyez honnête, combattez l'envie d'être bien vu des autres...."
Autant de conseils qui peuvent nous rapprocher d'une vie qui au premier abord peut apparaître en creux, en retrait mais qui au contraire est en mesure de nous emmener vers plus de profondeur et de nous rapprocher de notre être, de ce que nous sommes lorsque notre masque est enlevé.
N'est-ce pas le but de découvrir qui nous sommes pour vivre en accord avec cet être de vérité qui est en nous ?
Pourquoi compliquer alors qu'il suffit d'adopter une vie simple ?
S'étonner et s'émerveiller à tout âge de la vie, comme un enfant est peut-être le secret d'une vie bien remplie et de toute philosophie bien comprise.
Bobin affirme que:
" le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles."
L'arrière boutique de mon cerveau, comme j'aime l'appeler, contient de quoi accueillir et contenter tous mes appétits de simplicité et de joie de vivre.
C'est sans doute pour cela que j'y vais souvent , comme lorsque enfant j'allais jouer dans ma cabane.
samedi 27 avril 2013
Tentation
Pour éviter la tentation sournoise du désespoir, il convient d'introduire de la responsabilité dans chacun de nos actes.
Pas facile ? Sans doute, mais possible; ma mère me disait que dans la vie je n'aurai rien sans rien. Elle avait raison .
C'est Saint Exupéry qui a dit que "Nul ne peut se sentir à la fois, responsable et désespéré."
Il m'est arrivé de ne pas pouvoir diriger ou orienter le sens de ma vie comme je l'aurais voulu et de me sentir dépassé.
Et cependant , je sais qu'il faut toujours garder espoir.
Le marin que j'ai été sait que son expérience, il l'acquiert lorsqu'il traverse les tempêtes; c'est là qu'il forge son tempérament et sa volonté .
L'existence est parsemée d'épreuves qui, traversées, nous laissent "blanchis, nettoyés, broyés" mais nous aident et nous permettent d'apprécier les moments de calme de la vie et de profiter du bonheur de l'instant.
La tentation est grande à voir ce que l'on voit , à entendre ce que l'on entend, de dire que le monde est définitivement mauvais.
Certes, seul dans mon coin je ne changerai pas le cours des choses mais par contre, je peux déjà balayer devant ma porte. j'ai la prétention de penser que ma manière d'être peut déjà influencer mon entourage et pour paraphraser Paul, je dirais que le monde serait meilleur si je l'étais moi-même.
Il serait dommage de se laisser aller à la tentation du découragement.
Parfois, il se peut que le but à atteindre soit là tout près mais je l'ignore parce que je ne le vois pas. Il me faut alors ramasser ce qu'il me reste de courage pour persévérer et garder espoir.
Cela m'est arrivé en montagne ou je ne me battais pas contre le mauvais temps mais contre moi même ou l'effort me semblait au-dessus de mes capacités et de mes forces.
Je pensais être bientôt arrivé avec l'idée de récupérer enfin, mais il y avait encore et encore des étapes à franchir car ma vue était bouchée par le passage suivant.
Jusqu'au moment ou la récompense était au rendez-vous. Je pouvais alors souffler et profiter de ce moment d'intense bonheur, cadeau mérité d'une vision d'éternité, avec l'immensité autour de moi.
Aristote a dit que "l'âme est la force de vie qui meut un individu à la fois comme corps et comme esprit, depuis le coeur de son être."
J'ai pu le ressentir et l'expérimenter.
-titou-
lundi 22 avril 2013
l'imprévu c'est aussi le bonheur.
Tous ces jours avec ma compagne, je suis souvent en montagne chaussé de mes raquettes à neige, à monter et descendre les pentes dans les forêts ou les moyens sommets, les autres, les "hauts" ne sont plus de mon âge, je me contente de les regarder, de les admirer,de les détailler, et de me laisser envelopper par leur blanche et éternelle beauté.
Tout ça pour te dire que je manque de temps pour écrire.
Aussi j'ai pensé te faire suivre un beau texte de François Garagnon (auteur) en attendant que je retrouve ce temps dont je répète souvent qu'il faut le prendre au passage car il passe.
C'est un texte que j'aurais aimé écrire; il correspond bien à mon état d'esprit.
C'est donc avec plaisir que je le partage avec toi.
« Faites votre bonheur de tout, même de
l’imprévu, la vie est un voyage. »
Henri Gougaud
Pourquoi dépensons-nous
tant de temps et d’énergie dans la vie à vouloir maîtriser tous les éléments de
notre bien-être ? Faut-il que nous soyons aveugles ou méfiants pour ne pas voir
à quel point la vie prend soin de nous-même sans que nous n’avons rien d’autre à
faire que de nous rendre disponibles aux signes du destin et d’en acquiescer le
mouvement. Il s’agit ici de faire l’éloge non pas du fatalisme, mais de
l’adaptabilité aux puissances secrètes de la vie. Si nous voulons tout prévoir,
comment pourrions-nous avoir une attitude juste et sereine face à l’imprévu ? Et
la vie n’est qu’imprévu, puisque tout est bien plus à découvrir qu’à mettre en
place. La vie est comme un voyage, que nous préparons : nous avons des images
des panoramas que nous allons traverser, l’attente d’un but, et cependant, au
moment où nous nous aventurons, où nous accomplissons notre voyage, rien ne se
passe véritablement comme nous l’avions prévu… Vraiment, l’attitude la plus
positive que nous puissions avoir, c’est de nous placer dans un acquiescement
joyeux aux propositions de la vie, et de ne cesser d’exercer ce grand talent :
la faculté d’adaptation.
François
Garagnon
mardi 9 avril 2013
Le Poète
Je vais te parler un instant d'un poète que j'ai connu lorsque j'étais jeune; c'était un cousin, proche parent de ma grand-mère maternelle.
Il s'agit de Georges Cazenave .
je vais t'en dire quelques mots car j'ai retrouvé dans une vieille malle deux de ses ouvrages dédicacés.
Cela m'a ramené plus de 50 ans en arrière;
j'ai gardé de lui le souvenir d'un homme simple et bon.
Je le vois encore arriver chez ma grand-mère avec son vieux vélo , nous nous assoyions sur un banc au bord de la petite rivière, le Boudigeau, qui passe devant la maison avant de se jeter dans l'océan à deux kilomètres de là, pour parler de tout et de rien.
Il est né le 1er Mai 1905 d'une famille de marins originaires de Capbreton village des Landes au bord de l'océan à 20 kilomètres environ au nord de Bayonne.
Il a écrit de nombreux ouvrages en vers et en prose; entre les années 30 et 70; sur les Landes mais aussi sur Paris ou il demeurait hors des périodes de vacances ou il retrouvait sa maison de Capbreton.
Il fut lauréat de l'académie Française .
Ce fût également un conférencier reconnu; il a fait des cycles de conférences sur Mérimée, Chateaubriand, Françis James .......
IL est maintenant décédé et oublié; qui s'en souvient ? comme ce sera le cas pour chacun d'entre nous , mais je suis content de savoir qu'on peut encore trouver ses ouvrages.
Je ne résiste pas au plaisir de te faire partager ce poème pris au hasard:
CALME
Mon Dieu ! Comme il faut peu de chose
pour chasser l'ombre d'un tourment;
un peu d'azur, un peu de rose,
idéalisent ce moment.
Une vapeur de quiétude
ou mon âme fleurit sans heurt,
sans bousculer mes habitudes
nimbe ce tout petit bonheur.
Et l'oiseau qui rame en silence
sur l'eau transparente du ciel,
est le reflet d'une existence
qui n'attend rien d'essentiel.
J'ai relu avec un immense plaisir ces deux ouvrages qui vont repartir dans la vieille malle . Peut être un jour l'un de mes enfants ou petits enfants les liront; preuve que Georges est toujours vivant.
Il s'agit de Georges Cazenave .
je vais t'en dire quelques mots car j'ai retrouvé dans une vieille malle deux de ses ouvrages dédicacés.
Cela m'a ramené plus de 50 ans en arrière;
j'ai gardé de lui le souvenir d'un homme simple et bon.
Je le vois encore arriver chez ma grand-mère avec son vieux vélo , nous nous assoyions sur un banc au bord de la petite rivière, le Boudigeau, qui passe devant la maison avant de se jeter dans l'océan à deux kilomètres de là, pour parler de tout et de rien.
Il est né le 1er Mai 1905 d'une famille de marins originaires de Capbreton village des Landes au bord de l'océan à 20 kilomètres environ au nord de Bayonne.
Il a écrit de nombreux ouvrages en vers et en prose; entre les années 30 et 70; sur les Landes mais aussi sur Paris ou il demeurait hors des périodes de vacances ou il retrouvait sa maison de Capbreton.
Il fut lauréat de l'académie Française .
Ce fût également un conférencier reconnu; il a fait des cycles de conférences sur Mérimée, Chateaubriand, Françis James .......
IL est maintenant décédé et oublié; qui s'en souvient ? comme ce sera le cas pour chacun d'entre nous , mais je suis content de savoir qu'on peut encore trouver ses ouvrages.
Je ne résiste pas au plaisir de te faire partager ce poème pris au hasard:
CALME
Mon Dieu ! Comme il faut peu de chose
pour chasser l'ombre d'un tourment;
un peu d'azur, un peu de rose,
idéalisent ce moment.
Une vapeur de quiétude
ou mon âme fleurit sans heurt,
sans bousculer mes habitudes
nimbe ce tout petit bonheur.
Et l'oiseau qui rame en silence
sur l'eau transparente du ciel,
est le reflet d'une existence
qui n'attend rien d'essentiel.
dimanche 31 mars 2013
Théophraste d'Erèse
Théophraste,
j'aimerais te parler de Théophraste, non pas Renaudot mais d'Erèse ce philosophe grec, né en 371 av. J.-C., à Eresos, dans l'île de Lesbos. Il vint jeune à Athènes, y suivit la philosophie de Platon , puis d'Aristote, et fut choisi par ce dernier pour le remplacer lorsqu'il cessa d'enseigner au Lycée. Il attira un grand nombre de disciples par la clarté de ses exposés, et il enchanta tellement les Grecs par le charme de sa parole qu'ils lui donnèrent le nom de Théophraste (divin parleur), le seul sous lequel il soit connu (il se nommait d'abord Tyrtame). II mourut vénéré à 85 ans, ou même selon certains, à 107 ans.
les Caractères, recueil de portraits moraux est le plus célèbre de tous ses ouvrages; il a servi de modèle aux Caractères de La Bruyère.
Je suis de ceux qui pensent que nos anciens ont déjà dit l'essentiel et que nos modernes ne font que reprendre et approfondir leurs pensées; malheureusement parfois il arrive que ce qui était clair puisse devenir obscur.
Par exemple il a dit:
"la vie nous séduit,.................; mais à peine commence-t-on à vivre qu'il faut mourir.(cette pensée à été reprise clairement dans ces cas notamment par Montaigne qui a dit: tous les jours vont à la mort, le dernier y arrive. Aragon : le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard.)
Il n'y a rien de plus stérile que l'amour de la réputation. Cependant, mes disciples, contentez vous: si vous négligez l’estime des hommes, vous vous épargnerez à vous mêmes de grands travaux; s'ils ne rebutent point votre courage, il peut arriver que la gloire sera votre récompense.
Souvenez vous seulement qu'il y a dans la vie beaucoup de choses inutiles et qu'il y en a peu qui mènent à une fin solide.
Ce furent semble-t'il ses dernières paroles.....à l'âge avancé de 107 ans pour certains, 85 pour d'autres.
Il a dit regretter sortir de la vie dans un temps ou il ne faisait que commencer à être sage.
Il pensait que la plus forte dépense que l'on puisse faire est celle du temps.
Sans doute celui que nous perdons en n'accomplissant pas notre tache.
Et OUI, La vie est brève , l'art est long, l’expérience dangereuse, le jugement difficile. " Vita Brevis..........".a dit Hippocrate.
La lecture des "caractères" de Théophrasme d'Erèse, est enrichissante et constitue une aide appréciable pour ceux qui comme moi cherchent à travers la philosophie à tendre vers une forme de bien être; je ne veux pas parler de sagesse ; seulement peut-être d'envie de sagesse .
-titou-
Je suis de ceux qui pensent que nos anciens ont déjà dit l'essentiel et que nos modernes ne font que reprendre et approfondir leurs pensées; malheureusement parfois il arrive que ce qui était clair puisse devenir obscur.
Par exemple il a dit:
"la vie nous séduit,.................; mais à peine commence-t-on à vivre qu'il faut mourir.(cette pensée à été reprise clairement dans ces cas notamment par Montaigne qui a dit: tous les jours vont à la mort, le dernier y arrive. Aragon : le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard.)
Il n'y a rien de plus stérile que l'amour de la réputation. Cependant, mes disciples, contentez vous: si vous négligez l’estime des hommes, vous vous épargnerez à vous mêmes de grands travaux; s'ils ne rebutent point votre courage, il peut arriver que la gloire sera votre récompense.
Souvenez vous seulement qu'il y a dans la vie beaucoup de choses inutiles et qu'il y en a peu qui mènent à une fin solide.
Ce furent semble-t'il ses dernières paroles.....à l'âge avancé de 107 ans pour certains, 85 pour d'autres.
Il a dit regretter sortir de la vie dans un temps ou il ne faisait que commencer à être sage.
Il pensait que la plus forte dépense que l'on puisse faire est celle du temps.
Sans doute celui que nous perdons en n'accomplissant pas notre tache.
Et OUI, La vie est brève , l'art est long, l’expérience dangereuse, le jugement difficile. " Vita Brevis..........".a dit Hippocrate.
La lecture des "caractères" de Théophrasme d'Erèse, est enrichissante et constitue une aide appréciable pour ceux qui comme moi cherchent à travers la philosophie à tendre vers une forme de bien être; je ne veux pas parler de sagesse ; seulement peut-être d'envie de sagesse .
-titou-
dimanche 24 mars 2013
Guérison intérieure
![]() |
| Photos de Laurent Schwebel , tué lors d'une séance photos à Buenos-Aires le 8 Fev. 2012 |
Après quelques jours ou j'ai beaucoup marché en montagne et lu, beaucoup lu depuis mon dernier billet, j'ai ressenti le besoin de réfléchir sur ce que je pourrais appeler la "guérison intérieure".
Tout va tellement vite dans le monde d'aujourd'hui qu'il ne faut pas s'étonner si notre cerveau pourtant développé a du mal à s'adapter.
J'ai la chance de pouvoir profiter d'une retraite "bien méritée" et j'ai le temps de regarder les rythmes s'accélérer. Les évènements se succèdent à grande vitesse; rien ne va vraiment bien et les médias s'attachent à ne nous montrer que le côté sombre de l'humanité alors qu'il- y -a tant de belles choses autour de nous.
Cela , bien entendu et c'est normal a tendance à accentuer nos angoisses et nos peurs face à la vie.
Pour avoir moi aussi connu le stress dans le rythme effréné d'un travail prenant, qui finit par laisser des séquelles sur le plan de la santé, j'affirme qu'il faut savoir faire une pause de temps à autre, se mettre en retrait du flot tumultueux de la vie quotidienne.
Chaque jour, ne serait-ce que quelques minutes de méditation;
oui, il faut savoir se poser pour comprendre ce qu'il y a de profond en chacun de nous. Offrons nous ce cadeau quotidien.
Pour cela; quelques minutes à soi, pour soi, dans le silence.
C'est dans le silence, loin de la cohue et des clameurs de la ville que l'homme peut se retrouver et vérifier si la trace de son chemin est toujours conforme à ses choix, à ses désirs et à ses valeurs.
c'est dans le retrait et le silence que nous pouvons réfléchir sur le sens de notre vie.
Phytagore recommandait que jamais le soleil ne ferme tes yeux sans t'être demandé : qu'ai-je omis , qu'ai-je fait , .... si c'est mal abstiens-toi, si c'est bien persévère.
Mais pour cela, il faut prendre le temps de s'arrêter.
dimanche 10 mars 2013
Essentiel
Aujourd'hui,je ne vais pas parler de considérations philosophiques ou de mes états d'âme; je me suis mis en congés pour quelques semaines.
J'en ai profité et pris le temps de relire les ouvrages de ma bibliothèque écrits par Thierry Janssen.
(La solution intérieure,
la maladie a-t-elle un sens?
le défi positif, vivre en paix, le travail d'une vie.)
Ainsi que le dernier :
CONFIDENCES- Un homme en quête de cohérence. Ou il se livre de façon intime et inattendue avec un vrai talent.
Depuis son enfance d'enfant précoce et blessé, après avoir hésité entre égyptologue et chirurgien urologue, d'avoir choisi la chirurgie et sa décision subite de changer de vie alors qu'il était reconnu dans son engagement au service de ses patients.
Puis son passage comme directeur à Paris d'un magasin de luxe, pour ensuite reprendre des études aux États-Unis et devenir à la fois Psychothérapeute, écrivain de talent et conférencier.
Il n'a pas eu peur de se remettre en question et changer radicalement de vie.
Moi , je dis bravo; un parcours de vie étonnant servi par une intelligence remarquable.
Dans "Confidence" justement , au cours de sa réflexion il dit ce qu'il pense être essentiel.
J'ai trouvé ce passage très beau car il semble résumer ce que nous devrions tous essayer d'appliquer dans nos vies ; ce que nous conseillaient déjà les philosophes anciens parlant de "la bonne vie".
il dit:
" Ce qui est essentiel,
manger pour se nourrir, boire pour se désaltérer, dormir pour se reposer, avoir du temps pour se ressourcer, de l'espace pour bouger,de la chaleur pour se réchauffer, des liens avec d'autres humains pour se sentir en sécurité, pour aimer et être aimé.
Vivre simplement, doucement, gentiment, sans autres craintes que celles justifiées par de réels dangers, en faisant confiance à soi, aux autres et à la vie, dans le respect de soi, des autres et de la vie."
Tout cela me parait possible. Il nous invite à essayer de nous recentrer sur des valeurs simples mais essentielles et à prendre un peu de temps pour s'occuper de Soi.
De précieux conseils pour nous prendre en charge et mener une "bonne vie"
Un beau témoignage !
-titou-
J'en ai profité et pris le temps de relire les ouvrages de ma bibliothèque écrits par Thierry Janssen.
(La solution intérieure,
la maladie a-t-elle un sens?
le défi positif, vivre en paix, le travail d'une vie.)
Ainsi que le dernier :
CONFIDENCES- Un homme en quête de cohérence. Ou il se livre de façon intime et inattendue avec un vrai talent.
Depuis son enfance d'enfant précoce et blessé, après avoir hésité entre égyptologue et chirurgien urologue, d'avoir choisi la chirurgie et sa décision subite de changer de vie alors qu'il était reconnu dans son engagement au service de ses patients.
Puis son passage comme directeur à Paris d'un magasin de luxe, pour ensuite reprendre des études aux États-Unis et devenir à la fois Psychothérapeute, écrivain de talent et conférencier.
Il n'a pas eu peur de se remettre en question et changer radicalement de vie.
Moi , je dis bravo; un parcours de vie étonnant servi par une intelligence remarquable.
Dans "Confidence" justement , au cours de sa réflexion il dit ce qu'il pense être essentiel.
J'ai trouvé ce passage très beau car il semble résumer ce que nous devrions tous essayer d'appliquer dans nos vies ; ce que nous conseillaient déjà les philosophes anciens parlant de "la bonne vie".
il dit:
" Ce qui est essentiel,
manger pour se nourrir, boire pour se désaltérer, dormir pour se reposer, avoir du temps pour se ressourcer, de l'espace pour bouger,de la chaleur pour se réchauffer, des liens avec d'autres humains pour se sentir en sécurité, pour aimer et être aimé.
Vivre simplement, doucement, gentiment, sans autres craintes que celles justifiées par de réels dangers, en faisant confiance à soi, aux autres et à la vie, dans le respect de soi, des autres et de la vie."
Tout cela me parait possible. Il nous invite à essayer de nous recentrer sur des valeurs simples mais essentielles et à prendre un peu de temps pour s'occuper de Soi.
De précieux conseils pour nous prendre en charge et mener une "bonne vie"
Un beau témoignage !
-titou-
jeudi 28 février 2013
Autorité ?
Pourquoi ?
Oh, je sais, nous ne vivons plus dans la même société que nos parents; ce n'était peut-être pas mieux mais lorsque j'étais enfant, l'autorité était respectée.
Quand je voyais un gendarme, j'étais impressionné, on parlait à l'époque de la peur du gendarme, qui n'avait d'ailleurs pas l'intention de faire peur mais tout simplement il représentait la loi et il arrêtait les voleurs.Maintenant on peut comprendre que les gendarmes puissent avoir peur.
De même lorsque l'instituteur parlait , on l'écoutait. Nous avions le respect de l'autorité de ceux qui représentaient , la loi , le savoir, la force publique.
Aujourd'hui, le constat est édifiant,des professeurs jettent l'éponge; les forces de l'autorité se sont effondrées, les repaires ont sautés.
D'abord à la maison ou les parents peut être trop occupés ne contrôlent pas suffisamment et n'assument plus que de loin en loin leur rôle d'éducateur, puis à l'école ou les maîtres semblent parfois débordés; n'oublions pas qu'ils sont là pour transmettre leur savoir, pas pour éduquer. Puis dans la rue ou le bien public est de moins en moins respecté; détériorations diverses, tags , etc.....
Les adultes ne sont pas toujours "l'exemple" qu'ils devraient être et que les enfants et les jeunes sont en droit d'attendre.
"Rousseau est de ceux qui pensent qu'il n'y a pas de pire lâcheté que l'abandon des enfants (à eux mêmes) que l'on a pris le plaisir de faire.
Un père quand il engendre et nourrit ses enfants, ne fait qu'en cela le tiers de sa tâche. Il doit des hommes à son espèce, il doit à la société des hommes sociables et il doit des citoyens à l'état."
Il pensait que le plus sûr moyen de rendre notre enfant misérable ," c'est de l'accoutumer à tout obtenir....votre enfant ne doit rien obtenir parce qu'il le demande, mais parce qu'il en a besoin."
Nos gouvernants, de tous bords, n'ont apparemment pas de solutions; ils paraissent débordés.
Je ne dis pas qu'ils laissent faire, mais prennent-ils le problème à bras le corps comme étant une priorité absolue au lieu de tenter de parer les coups quand ils arrivent.
C'est une tache d'envergure pour les parties qui les concernent c'est à dire l'école et l'espace public. Tache également pour les parents à la maison.
L'autorité est sans aucun doute à réinventer.
Elle est faite de droits et de devoirs.
La société n'est plus la même que lorsque j'étais enfant, elle est devenue multi-ethnique; cela ne me dérange nullement au contraire même; mais jusqu'où le pouvoir qui détient l'autorité peut accepter les différences sans qu'elles soient remises en cause ?
Le philosophe enseignant Pierre Henri Tavoillot demande si cette autorité à réinventer ne passerait pas par à la fois, de la compétence, du charisme et aussi, ça va faire sourire je le sens, de la compassion et je rajouterais de la justice.
Je connais l'homme qu'il nous faut mais malheureusement il n'est plus de ce monde depuis 2000 ans, c'est l'empereur et philosophe Marc-Aurèle. Il me semble à travers ce que je connais de lui , qu'il aurait su traiter ce problème.
En attentant notre modèle de société est en crise grave; cet effondrement de valeurs était annoncé.
La véritable autorité fait grandir; par exemple celle des parents envers leurs enfants.
IL ne faut jamais oublier que l'ordre et l'autorité dans la justice sont les conditions du progrès social.
Il y a des priorités ;occupons nous de l'éducation et de la redécouverte des valeurs au lieu de mettre des fortunes colossales dans des projets illusoires et temporaires comme l'aménagement des plages à Paris ou l'organisation des jeux olympiques(aie) et oui par ces temps difficiles il y a d'autres chats à fouetter. Utilisons cet argent là ou il est indispensable.
Il y a le feu à la maison !
-titou-
vendredi 22 février 2013
Civilité et respect
Vu la violence de l'actualité, je sais que ce que je vais écrire dans ce billet va sembler bien désuet mais peu importe , les petites causes peuvent produire de grands effets.
Je précise que je ne suis pas en colère, je serais mal placé vu mon précèdent billet.
Je ne veux pas non plus faire de la morale déplacée; je fais juste un constat sans porter de jugement, qui me rend tout au plus légèrement triste.
c'est un entrefilet de trois lignes dans la presse locale qui m'a inspiré le sujet.
C'est Victor Hugo qui je crois a dit:
Agir bien , c'est faire que ton action fasse grandir les liens entre les hommes.
Ceux qui me lisent savent combien j'aime la nature et la montagne; j'aime aussi ceux qui la peuple , qui l'entretienne avec amour et passion.
Elle se donne aux vacanciers, un peu en été pour ceux qui éprouvent le besoin de se retrouver en harmonie avec cette nature si belle, propice à tous les rêves, loin des fureurs et des clameurs des côtes des bords de mers;
L'hiver , il y a comme une inversion de tendance; les touristes skieurs envahissent les pistes pour leur plus grand bonheur certes, afin de profiter des pentes enneigées et assouvir leur soif d'air pur et d'activités sportives avec en plus, dans certaines stations des infrastructures pour les noctambules. Bref on se retrouve en hiver ici, un peu comme en été là-bas.
Tu ne peux imaginer ce que chaque printemps, lorsque la neige se retire, tout ce qui se découvre de "cadavres" divers; écharpes, bonnets,gants, argent, bijoux, tombés accidentellement du télésiège mais aussi tombés volontairement, bouteilles, canettes, mouchoirs, papiers d'emballages divers et mégots.
Chaque année des associations de bénévoles arpentent les pistes sous les télésièges pour ramasser et remettre en état les alpages ou vont bientôt arriver pour l'estive les troupeaux de vaches et de brebis.
Sais-tu que sous un seul télésiège, et il y en a des milliers dans les stations des Savoie, on peut trouver jusqu'à 30000 mégots de cigarettes qui , s'ils ne sont pas ramassés mettront de 2 à 5 ans pour disparaître avec le risque d'être avalés par les animaux qui broutent .
J'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer sur ce sujet; l'environnement montagnard est fragile et sensible; il mérite, si tu veux en profiter longtemps que l'équilibre soit maintenu.
Donc , la solution est relativement simple; chacun doit faire attention.
C'est Martin Luther King qui disait:
nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons tous mourir comme des idiots.
Je n'ai rien contre les fumeurs qui sont largement traqués par ailleurs; ils ont le droit de fumer; mais leurs déchets, pourquoi les jeter dans la nature; je pense aussi aux plages de sable, ça doit être un peu pareil. Il leur appartient de trouver des solutions pour faire preuve de civilité et de respect. Je ne doute pas qu'elles existent et que nous sommes tous capables de les mettre en oeuvre.
-titou-
vendredi 15 février 2013
Colère
| (photo recueillie sur internet) |
Tu ne t'es jamais mis en colère?
Si c'est le cas, tu as bien de la chance ! Personnellement, je confesse que cela m'est arrivé rarement dans ma vie mais quelquefois quand même.
J'étais tellement malheureux après... démuni, lessivé, triste....
J'aurais aimé pouvoir remonter le temps afin de reprendre le fil et démêler l'écheveau mais c'était trop tard.
J'aurais dû dans ces moments suivre le conseil du sage chinois:
" Ne te fâche pas, tu pourrais brûler en une minute le bois amassé pendant des jours."
Mais pourquoi donc cette force monte parfois sans que je puisse arriver à l'arrêter ?
Je ne sais pas bien; je me dis ,que chacun est comme il est sans chercher à savoir vraiment ce qui nous anime dans ces moments là.
Ce que je sais par contre c'est que il y a possibilité de s'améliorer.
Naît-on pour certains, en colère ?
devient-on colérique ?
Est ce qu'un adulte en colère doit son état à un traumatisme qui remonte loin, peut-être jusqu'à son enfance ?
Je n'ai pas de réponse satisfaisante; seul un médecin spécialisé pourrait peut-être m'éclairer.
La seule chose que je sais , c'est que la colère n'est pas bonne conseillère et qu'il est possible de travailler à son apaisement.
On dit parfois de quelqu'un qu'il est "soupe au lait" ou qu'il monte les tours facilement.
Parfois on parle de saine colère parce que elle permet d'évacuer; certes ça fait peut être du bien à soi mais celui ou celle qui réceptionne ta colère, tu y penses? les mots prononcés peuvent parfois blesser à mort. La violence physique n'est plus très loin.
Est ce que nos colères ne seraient pas finalement de la peur ? Un signe de faiblesse sans aucun doute.
| (photo internet) |
Difficile de s'améliorer ? Pas tant que ça.
Il est tout à fait normal au cours d'une vie de s'estimer victime d'injustice parfois d'ailleurs de la part de proches, ou de médisance, qui justifie de notre part une réaction de colère.
Le risque c'est de s'égarer avec des réactions disproportionnées; il convient de réfléchir, de raisonner avant de se laisser submerger.
Notre perspicace Jean de La Fontaine nous donne un bon conseil:
Il faut faire coucher la colère à la porte.
Que faire alors ?
La sagesse voudrait que je fasse le dos rond et que mon âme s'élève au-dessus de la mêlée; mais qui a cette sagesse ? Peu de gens..certainement pas moi.
Alors j'essaie d'anticiper, bien en amont, je préfère "négocier"(je n'aime pas trop ce mot dans le contexte) calmement; je préfère écouter, faire preuve de patience; ainsi , la relation peut se calmer dans les moments inévitables de conflits.
En fait il faut arriver à garder la maîtrise de la situation et rester calme.
Hum !! oui pas facile lorsque la tourmente est là. Justement voilà pourquoi il faut anticiper pour se protéger en cas d'attaque; qu'elle vienne de ton "intérieur" ou de l'extérieur. Comme lorsque un ouragan est annoncé, il faut protéger les personnes et les biens avant qu'il soit sur la zone.
Si les noeuds sont trop serrés , j'aurais tendance si je suis impatient à couper les fils que j'ai laissé "au fil du temps" (tiens encore un fil de plus) s'emmêler.
Oui , il faut du temps pour (de-mêler) ; tu n'as jamais été à la pêche ?
Mais cela en vaut la peine; ces fils, ces liens ont un jour été unis, parallèles.
La colère est je le répète mauvaise conseillère; sortir de ses gongs c'est laisser libre cours au mauvais côté de soi.
Marc Aurèle mon maître stoïcien disait que:
Les conséquences de la colère sont beaucoup plus graves que ses causes.
Rester calme en toutes circonstances est une grande qualité et signe de sagesse. Alors au travail !
-titou-
lundi 11 février 2013
Condition humaine .
L'homme , cet animal doté de conscience, à quoi est-il destiné ?
Je n'ai pas de réponse à cette question . Qui en a ?
Nous sommes ce que nous faisons de nous disait Jacob Boehme , le cordonnier métaphysicien et théosophe.
Je sens bien en moi quelque chose de secret et de personnel qui me pousse vers ma destinée que je crée d'ailleurs moi-même au fils des années de ma courte vie.
Montherlant disait que :tout est affaire de point de vue, et le malheur n'est souvent que le signe d'une fausse interprétation de la vie.
Je crois bien en effet qu'il faut arriver à calmer nos exigences et simplifier notre vie.
Oui, je sais, tu vas dire que je me répète un peu au fil de mes "billets" mais c'est pour moi une certitude et je ressens le besoin sans doute d'enfoncer le clou :
le bonheur passe par une vie de joies toutes simples; il est inutile de compliquer .
La vie, nos vies sont déjà complexes; pourquoi en rajouter au lieu d'essayer d'alléger le fardeau.
Ma condition d'humain me demande d'aller vers l'autre, vers la rencontre.....L'écheveau des relations humaines pourrait être comparé à un édifice ou chaque pierre participe à sa construction et à sa solidité; une pierre manque et l'équilibre n'est plus !
Antoine de Saint-Exupéry disait....que nous sommes un noeud de relations et rien d'autre.
Il est , je pense impératif, de calmer et d'apaiser les relations de notre condition d'humains.
C'est difficile certes...mais n'est-ce pas un beau projet de vie ?
Cette jolie pensée de Démocrite me fait réfléchir:
On cherche le bien sans le trouver et l'on trouve le mal sans le chercher.
Je propose d'inverser la tendance, cherchons et trouvons le bien.
Oh je sais , il n'est pas toujours facile de discerner ce qui est bien; souvent des éléments nous échappent; c'est pourquoi j'aime à me tremper et retremper dans les pensées de nos anciens qui pour beaucoup nous ont tracé la voie . Socrate disait il y a bien longtemps que "le combat de la vie , est le plus beau et le plus difficile des combats."
Vis tes rêves, sois plus léger, trouves ce que tu es.
Notre condition d'homme à la fois libre et responsable.
-titou-
jeudi 7 février 2013
Valeur, Valeurs .....
j'ai souvent remarqué que les signes, les évènements les détails insignifiants, tout ce qui fait que les choses ont une valeur que nous ne percevons pas toujours sur le moment par manque d'attention.
Pourtant ce sont les choses ordinaires pour paraphraser Teilhard de Chardin qui donnent une immense valeur à la vie.
L'une des valeurs les plus importantes c'est l'attention; l'attention au dedans et au dehors; la connaissance de soi, des autres, les relations humaines qui font le sel de la vie.
L'angle de vue , la perspective que je donne à ma vie va déterminer ce qui fait mon malheur ou mon bonheur.
C'est, en d'autres termes, la qualité de mes choix qui fonde la qualité de ma destinée.
lorsque je regarde les déséquilibres de la planète, je me demande si l'homme est capable de réagir, de trouver l'énergie qui va le sauver.
Cette énergie c'est celle de l'amour; il n'y a qu'elle qui pourra le sauver.
Alors....il faut donner le meilleur de soi, de suite, sans attendre car après c'est trop tard.
Un vieillard qui meurt dit le proverbe, c'est comme une bibliothèque qui brûle. Ce n'est pas tant la sagesse qui compte mais cette qualité philosophique essentielle et primordiale qui consiste à s'émerveiller.
S'il n'y en avait qu'une, c'est celle là qu'il faudrait tenter de transmettre à nos enfants.
C'est Proust qui disait:qu'on ne reçoit pas la sagesse; il faut la découvrir soi-même, après un trajet que personne ne peut faire pour nous,ne peut nous épargner.
Je me demande à quoi servent les immenses progrès technologiques, si finalement à côté ils génèrent autant de désordres psychologiques dans les populations qui souffrent de trop de matérialité dans un monde dirigé par la finance.
Alors , les valeurs d'attention, de perspective (angle de vue) , d'énergie , d'amour ,de qualité de nos choix de vie, de don du meilleur de soi, et d'émerveillement sont sans doute quelques unes de celles qui peuvent me rendre heureux. Alors je veux m'y employer tant qu'il est encore temps.
-titou-
Annecy
Annecy, France
dimanche 3 février 2013
Tu fais quoi dans la vie ?
| Couverture de l'ouvrage de Benoit Chauvet-histoires à lire- histoire d'en rire. |
lorsqu'on est à la retraite depuis plusieurs années, on ne se rend plus bien compte de certaines choses du quotidien .
Après un sentiment, pour certains, d'inutilité on tente d'organiser sa nouvelle vie; tous les projets ou on s'était dit lorsque on travaillait, quand je serai en retraite je ferai ceci ou cela parce que j'aurai enfin le temps et puis l'envie s'émousse, on trouve que ça n'a plus beaucoup d'intérêt il y a peut être autre chose pour occuper son temps ; certains s'investissent dans le social, d'autres enfin peuvent bricoler ou faire leur jardin.Mais qu'on le veuille ou non, petit à petit, insidieusement, on sort du "circuit"..
nous ne voyons pas que la société continue à avancer sans nous; les années passent ,les choses changent et évoluent sans nous;pas toujours en bien d'ailleurs et on devient même, pour certains actifs, des nantis inutiles, des privilégiés, comme si toute notre vie de travail ne comptait pas, comme si toutes les cotisations versées durant ces années de labeur n'avaient plus aucun sens.
J'entends bien à la radio les mauvaises nouvelles sur le chômage, je vois des images à la télévision de gens dans les rues se battre pour sauver leurs emplois; c'était déjà comme cela avant ; de ce point de vue rien n'a changé.
tout ce préambule pour te dire que j'ai passé une journée dans une agence d'intérim dirigée par une amie .
j'ai regardé comment se passait une journée ordinaire.
D'abord, parti à 7 heures du matin, 45 minutes de route; en arrivant à proximité de Genève vers Annemasse , des files de voitures ininterrompues dans tous les sens.
Lorsque tu es en retraite , tu entends à la radio qu'il y a des bouchons aux abords des grandes villes mais tu ne les vois plus alors ça devient diffus dans ta tête.
Une fois arrivé dans l'agence de mon amie,
le peu que j'ai vu au cours de cette journée m'a éclairé sur mon niveau de déconnexion.
Mon principal souci quotidien étant de savoir si la météo est favorable pour partir en montagne.
il faut à la fois de la rigueur mais tellement de compassion de gentillesse de courtoisie, être proche tout en étant professionnel pour cerner le "profil" sans prendre pour autant sur soi les problèmes de tous ces gens qui cherchent ;qu'ils soient jeunes ou plus âgés souvent bardés de diplômes, parfois démunis et trouver des solutions pour les sortir de l'impasse et de l'angoisse ou ils se trouvent pour des raisons diverses et qu'il convient de ne point juger.
Comment faire ? dans un monde ou pour survivre matériellement et donner un sens à ses jours il faut un travail et que des millions dans notre Pays n'y ont pas accès ; n'est ce pas le souci principal?
Redonner confiance est une tache essentielle.
Maurois soutenait que dans toute affaire il existe une occasion parfois fugitive d'être vainqueur.
Seuls valent à mes yeux ceux qui cherchent vraiment du travail et non pas ceux qui veulent seulement trouver un moyen d'utiliser les ficelles pour conserver les droits d'un régime social avantageux et ou ils trouvent plus normal de rester à la maison mieux payés que s'ils allaient travailler en perdant de vue que pendant ce temps là, leurs droits s'amenuisent, qu'ils ne cotisent pas pour leur retraite et surtout que l'oisiveté est mère de tous les vices.
Chercher un travail est un travail constructif.
Ça n'a pas été un choc mais une
re-prise de conscience, un rappel de ce que vivent beaucoup de nos compatriotes et qui les écartent des joies simples de la vie.
Je suis rentré fatigué mais content de voir que des gens s'intéressent vraiment aux autres et essayent de les aider à sortir la tête de l'eau et de préférence définitivement. Certes il ne le font pas pour rien mais ils le font et ils le font bien.
-titou-
| Picasso |
mercredi 30 janvier 2013
Nous le savons....
La vie ne tient qu'à un fil ,elle est à la fois forte et tellement fragile mais en avons nous bien conscience ?
j'essaie d'être honnête avec moi-même ; je le sais , comme toi, mais le quotidien, les problèmes inhérents à la vie font que nous pensons à tout sauf au fait que tout pourrait s'arrêter là, maintenant , quelque soit notre âge et notre état de santé.
Et d'ailleurs, pourrions nous le supporter ?
Nous voyons bien que cela concerne les autres et seulement les autres.
je le constate tous les matins en écoutant les nouvelles, le plus souvent mauvaises.
Nous, moi, toi, nous pensons que nous avons le temps , l'éternité peut être devant nous.
Les accidents , des familles décimées, les attentats, les problèmes de santé qui tombent sans prévenir ou qu'on a pas su entendre arriver, c'est encore les autres .....
les informations se succèdent à grande vitesse et du coup sont oubliées dans l'heure qui suit, occupés que nous sommes tous à tellement de choses plus importantes !!
Pris que nous sommes par la folie du monde qui nous écrase et qui va tellement vite, trop vite pour nos petits cerveaux d'humains.
Et nous croyons nous en sortir avec quelques gélules ou cachets afin de remettre la machine en ordre de marche et surtout ne rien changer à notre comportement et à nos habitudes.
Un jour, pourtant mon tour viendra.....alors pourquoi tout ça ?
Lucrèce a dit avec justesse que les choses essentielles de la vie sont pour chacun de nous finalement les mêmes:
Aimer, Vivre, Souffrir, Vieillir, Mourir.
Alors quoi, un peu de "folie" dans notre vie, de la légèreté; ne prenons pas les événements trop au sérieux, un jour, plus rien n'aura d'importance.
Des soucis , nous en avons tous mais tous, nous n'avons qu'une vie; alors vivons là à fond.
Et que chaque jour qui passe soit un jour de joie.
-titou-
mercredi 23 janvier 2013
Un jeune homme de Vienne...
Il y a des écrivains que l'on découvre ou redécouvre parfois un peu par hasard; retraité, je suis bibliothécaire bénévole et lors de ma permanence j'en profite lorsque il y a des moments de calme pour vérifier si les ouvrages sont à leur place dans les rayons .
Je suis tombé dernièrement sur l'excellente biographie de Dominique Bona sur
Stéphan Zweig que je te recommande si tu veux en savoir plus sur l'homme.
Cela m'a donné envie de lire ou relire quelques uns de ses ouvrages , récits, nouvelles, tels que:
Amok, Destruction d'un coeur, 24h de la vie d'une femme, La confusion des sentiments,L'égaré, Le joueur d'échecs, Lettre d'une inconnue et bien d'autres...
Me replonger dans l'oeuvre de cet écrivain à l'immense talent est pour moi un indescriptible bonheur.
Auteur prolifique, de livres qui racontent des histoires bien plus profondes qu'il n'y paraît au premier abord et qui mettent à nu la psychologie et les noirceurs de l'homme, qui nous amènent à réfléchir sur nos vies et nos destins.
On en ressort enrichi; l'écriture est magnifique, les histoires captivantes; il m'arrive de poser le livre avant son terme afin de faire durer le plaisir.
Tous ses ouvrages sont aujourd'hui en poche, donc à la portée de toutes les bourses.
Dominique Bona parle "d'un esprit libre et distingué, ami de Rilke , de Freud, de Verhaeren ;
parle disais-je d'un humaniste passionné vaincu par le nazisme.
A travers ses ouvrages il explore les sentiments troubles et les secrets dévastateurs de l'être humain.
Il mettra fin à ses jours en 1942 au Brésil ou il s'était exilé.
Il a traversé les tempêtes de la première moitié du 20ième siecle; il a succombé ; ses peurs , ses élans et ses rêves sont les nôtres aujourd'hui."
Un conseil, lisez ou relisez Stéfan Zweig.
-titou-
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