vendredi 30 août 2013

Petit ou grand anxieux ?

Ce n'est pas que je veuille parler de moi mais le sujet que je souhaite aborder, pour l'avoir vécu comme je pense pas mal de mes concitoyens  me rend la tache plus facile .
Je ne suis pas le seul tu es peut être un peu dans le même cas.


Je ne suis pas né anxieux encore que en 1942 il y avait quelques raisons et ma mère devait l'être. Je le suis devenu je pense peu après mes 25 ans, la période des responsabilités peut-être ,encore que ça n'explique pas tout..
Aujourd'hui ça va beaucoup mieux mais je suis conscient d'avoir amputé une partie de ma vie d'adulte de bonheurs durables.
Je pense avec le recul que c’était lié à de la peur, à un manque de confiance en moi.
Je suis sans doute passé à côté de beaucoup de choses qui auraient pu me rendre véritablement heureux ou me les faire pleinement apprécier.
Je voudrais donc à l'occasion de ce billet, pour ceux qui auront la gentillesse et la patience de le lire, leur dire de ne pas faire comme moi. On peut se changer; certes cela demande du travail mais cela en vaut la peine.

"Rien ni personne ne peut vous apporter la paix, le bonheur, la sérénité à part vous même " a dit Emerson.

Je sais qu'il y a dans la vie de chacun des périodes chargées de promesses qui contribuent à renforcer la confiance et l'estime de soi. Pour ma part , enfance et adolescence ne m'y ont pas aidé.
Le regard sur la vie en général, l'angle de vision qui implique de changer de place peut modifier beaucoup de choses même et y compris lors des épreuves qui ne manquent pas.

Nous faisons chacun de belles rencontres au cours de notre vie; pourquoi les gâcher par une attitude anxieuse, fermée ou empreinte de tristesse. (Je sais de quoi je parle.)
Aujourd'hui plus rien ou presque ne m'empêche de profiter des moments de bonheur. Je sais que c'est en moi et pas ailleurs que je peux trouver la sérénité et la capacité  d'en jouir pleinement.

La civilisation dans la quelle nous tentons de surnager est anxiogène; les médias se plaisent à en rajouter à exagérer parfois ce qui fait vendre et augmente l'audience.

La violence extrême, visible dans les situations banales de la vie de chacun n'arrange rien.

Pour esquiver ces difficultés nous courons après mille taches ou activités plus ou moins inutiles au lieu d'avancer sur son chemin de façon tranquille et sereine pour paraphraser Paul Morand dans "l'homme pressé."

Marc Aurèle l'a si bien exprimé:
"Il faut s'abstenir de rechercher ou de fuir ce qui ne dépend pas de nous." 
Une grande idée des stoïciens. 
Suis ton chemin !
Tu as sans doute remarqué que le problème qui nous préoccupe aujourd'hui aura demain
ou dans une semaine beaucoup moins d'importance et dans un an ou même avant sera complètement oublié.

Conclusion ,on se fait souvent une montagne de ce qui n'est qu'une modeste pierre qui peut faire trébucher et qui n'en vaut pas la peine.
Pour être parfaitement honnête avec moi-même, je ne suis pas entièrement guéri; j'ai bien par ci par là quelques vieilles habitudes qui traînent mais je ne désespère pas d'y arriver; j'y travaille. Je t'encourage à faire pareil, nos journées seront plus ensoleillées.
-titou-

samedi 24 août 2013

Pluie et soleil

Assis à ma table de travail, je regarde la pluie tomber; une vraie belle averse qui s'est transformée en arrosage bienfaisant.
J'ai envie de dire , enfin.....après des semaines de soleil et de chaleur.
J'ai l'impression de respirer, la nature se lave et boit, elle a besoin de cette manne céleste.

Je crois savoir que l’émission la plus regardée à la télévision ou écoutée à la radio c'est bien le bulletin météo presque comme si notre bonheur en dépendait.
Si le beau temps est annoncé c'est positif ; si c'est la pluie c'est négatif comme si cela allait nous rendre triste et ternir notre quotidien.

Au risque de m'attirer des foudres, j'avance l'idée que quand il pleut, il fait beau. Il faut peut être simplement regarder autrement.

C'est beau la pluie; je comprend que sous la pluie beaucoup d'activités "tombent à l'eau" , tu saisis le clin d'oeil au passage.

Mais la pluie, je me répète il faudrait apprendre à la regarder sous un autre angle;
La nature sous le soleil ,certes, est belle les photographes s'en donnent à coeur joie, encore que, ils te diront que le meilleur moment c'est le matin très tôt ou en fin de journée avant le coucher du soleil .

Dans la journée tu es obligé de mettre des lunettes pour te protéger et du coup les vraies couleurs sont altérées ou transformées. Je ne dis pas que ce n'est pas beau et bon ce serait idiot de ma part.

Mais prends le temps la prochaine fois que cela se présente de regarder la pluie tomber ou même d'enfiler un imper , ouvrir un parapluie et aller marcher dessous.
On peut même "swinging in the rain"
La beauté est parfois cachée là ou on ne l'attend pas et au détour d'un chemin un panorama pourrait bien nous surprendre.

Après la pluie les senteurs de la nature sont sublimées, les nuages sont beaux, parfois un arc en ciel te fait entrevoir la beauté céleste; les plantes, les fleurs rincées , sous le poids des gouttes se penchent avec délicatesse et respirent.
Contemple la vision des pays ou il ne pleut jamais et dis-moi ce que tu préfères.( le soleil est parfois synonyme de mort)

Il y a ce beau proverbe arabe qui dit:
" la nature de la pluie est toujours la même et pourtant elle produit aussi bien des épines dans les marais que des fleurs dans les jardins"


Cette pluie d'aujourd'hui m'envoie un message et m'appelle à marcher avec bonheur dans la vie même si sous la pluie des épreuves  en apparence le chemin est plus difficile.
Afin d'apaiser toutes les sensibilités , je dirais que nous avons besoin des deux; du soleil et de la pluie si possible de façon équilibrée.

-titou-


lundi 19 août 2013

confiance dans la relation




Puis-je faire confiance ? 
Là, comme ça spontanément je répondrais,
Certainement pas à tout le monde et à n'importe qui . Dans cette société si compliquée il y a des gens, des "rapaces", qu'il vaut mieux éviter sans pour autant les rejeter; juste les garder à distance.
Je sais aussi par expérience que c'est de ses proches ou de ses amis que souvent les coups bas peuvent arriver et ils sont dans ce cas particulièrement douloureux car on ne s'y attend évidement pas.

C'est Jean-Marie Peticlerc qui m'offre cette vérité:


"La vraie difficulté de la relation est de trouver le point d'équilibre entre la bonne distance et la bonne proximité."


Mais au fait, qui est-il ?



Jean-Marie Petitclerc, né le 2 février 1953 , est un prêtre catholique salésien, polytechnicien, éducateur spécialisé, expert des questions d'éducation dans les zones sensibles, et écrivain.
Dans À la rencontre des jeunes... au puits de la Samaritaine (2007), il confie trois clés de compréhension de ses écrits et, peut-être, de son ministère. Ce qu'il appelle ses « sources d'inspiration » : son expérience pastorale elle-même, celle d'éducateur et de prêtre ; Jean Bosco, qu'il qualifie d'initiateur de la démarche du "aller vers", par opposition à celle du "faire venir" et Guy Lafon, qu'il a eu comme professeur à l'Institut catholique de Paris et qu'il affirme être son initiateur à la lecture et à l'interprétation des textes bibliques1.
(source Wikipédia)


Il est vrai que souvent la relation c'est tout ou rien , dans le déséquilibre permanent, je te prend un jour, je te jette demain. Je dis cela aussi pour moi , nous sommes tous fragiles et égaux sur ce sujet.
Je crois pouvoir affirmer qu'une bonne relation ne peut-être basée que sur la confiance et que cette confiance doit être réciproque ; savoir être proche tout en respectant l'indépendance et la liberté de l'autre.
l'autre a comme moi des parts d'ombre, des bizarreries qui échappent au contrôle, imprévisibles parfois. Mais c'est cela une relation bien comprise quelle soit amicale ou amoureuse.
Un peu de distance loin d'être nuisible au contraire permet de mieux apprécier les moments plus intimes.
Il en est des amis comme dans le couple. Cette distance est à mon avis préférable à la fusion prônée par certains.
C'est un peu comme deux belles plantes trop proches l'une de l'autre ; elles risquent de s'étouffer et de se faire de l'ombre alors qu'avec un peu d’espace elles pourront s'épanouir et se révéler.
Pourquoi imaginer de vouloir les autres comme moi ? Je ne sais plus qui a dit que justement ce sont nos différences qui nous enrichissent.
La relation de qualité bien comprise est un travail exigeant capable de créer un espace lumineux et vivant.
la différence acceptée, comprise ne serait-elle pas le secret de la vie heureuse ? la rencontre réussie ?
La relation dans la confiance et la confiance dans la relation.
-titou-

jeudi 1 août 2013

Samivel ou l'amour des montagnes.



Après quelques jours passés d'abord dans le Valais en Suisse vers Leukerbad ,Crans Montana puis le glacier d'Aletsch et pour finir Zermatt au pied du Cervin, ou plutôt le matterhorn côté Suisse, puis ensuite direction le Queyras, basé à Ceillac ou nous avons pu rayonner pendant quatre jours sur les beaux sentiers de la région et sur le mythique GR5;
je rentre bien sûr comblé, heureux , avec l'envie de repartir au coeur de ces lieux et dans mon coeur ou je sens la vie de la nature en fusion avec tout mon être , la force et la douceur de la montagne, l'explosion des fleurs ,la force des torrents, des cascades, la fraîcheur des forêts de mélèzes et des odorants pins cembros, la  profondeur des rencontres ,fugitives mais simples et sincères au détour d'un sentier.

Je pense à cet homme solitaire qui parti de St Gingolph au bord du lac léman pour rejoindre Nice par les sentiers de la grande traversée des Alpes sur le GR5, rencontré au lac Ste Anne puis au pied du col Girardin; quelques minutes d'échanges et de plaisir partagé ont suffi pour nous sentir en osmose. Au moment ou j'écris ces lignes il est encore loin du but .
Je me demande sans vouloir de réponse pendant combien de temps encore je pourrais profiter de toutes ces splendeurs. Mes jambes vont-elles me porter , mon coeur va-t-il me supporter ?
j'ai décidé une fois pour toutes que ces questions n'avaient pas d'importance et qu'il fallait profiter au jour le jour de ce que la nature veut bien m'offrir.



Je pense à Samivel de son vrai nom Paul Gayet Tancrède , qui mort depuis plus de 20 ans a été un précurseur , qui a senti avant tout le monde la fragilité de l'équilibre de cette nature belle et sauvage. Cette lumière exceptionnelle et l'émotion qui s'en dégage.
C'est aux Contamines-Monjoie en Haute Savoie dans le massif du Mont-Blanc qu'il va être marqué à jamais par cette beauté et qu'il va faire de sa préservation son combat.
Cet homme de valeurs et de talents surtout connu comme écrivain et aquarelliste avait bien d'autres cordes à son arc.....explorateur, alpiniste, cinéaste...
En 1963 à la création du parc national de la Vanoise il écrivait....
Voici l'espace. Voici l'air pur.Voici le silence......
...Ici commence le pays de la liberté. La liberté de se bien conduire.....
....les vraies merveilles ne coûtent pas un centime. La marche nettoie la cervelle et rend gai.....
...Récoltez les souvenirs mais ne cueillez pas les fleurs; ne laissez pas de traces de votre passage...



Il nous incite à marcher avec délicatesse et douceur , à emprunter les sentiers parfois millénaires avec respect.
J'ai dans ma tête des sentiers en balcon parfois large d'à peine 30 cms mais bordés de fleurs multicolores , comme une haie pour t'accueillir et te dire de prendre le temps et de regarder ce cadeau de la nature.
Bien sûr en cette période estivale qui voit déferler des vacanciers pas toujours conscients on trouve des déchets de leur passage; ils font parfois ce qu'ils ne feraient pas dans leur salon ou leur jardin.
Au lieu de râler comme je l'ai fait par le passé , j'ai décidé de m'équiper d'un sachet pour ramasser ce que je vois trainer et une fois revenu dans la plaine de jeter tout ça dans un container à déchets.
Samivel si tu me vois, j'espère que tu es content.
-titou-

mercredi 19 juin 2013

La marche, une philosophie de vie ?

Je rentre d'une randonnée en montagne, fourbu mais heureux; comme chaque fois un sentiment de paix m'habite. 

Si je n'ai pas envie de repartir tout de suite c'est que je sais qu'il me faut un peu de repos mais dans deux ou trois jours ça va me reprendre et je repartirai tout aussi heureux.
Ne crois pas que ce soit facile; en montagne il faut de la volonté; c'est parfois très raide et tu es aux limites de tes forces et plus l'âge avance plus elles diminuent; le poids du sac à dos se fait sentir chargé qu'il est de l'indispensable pour survivre en cas de problème; vêtements de rechange, nourriture etc...et pour moi en plus l'appareil photo.


Lorsque je marche sur les sentiers, mon regard se porte bien sûr ou je pose les pieds mais aussi sur ce qui m'entoure, tout ce qui m'entoure, y compris les détails; sans en avoir l'air, je suis concentré; l'oeil du photographe amateur sans doute, veille. Comme si tous mes sens étaient en éveil.

Les pierres, la roche,la végétation, les fleurs, les cascades, la neige, le ciel que je préfère lorsque les nuages courent donnant ainsi plus de relief, le vent au passage des cols, et bien sûr les animaux sauvages chamois, bouquetins, marmottes,renards ,oiseaux planeurs....la liste et longue et dans les alpages , les vaches, les brebis,les chèvres.


Quand à mes pensées, en apparence rien ne semble pouvoir les arrêter; elles vont et viennent à leur gré. Mais j'ai le sentiment d'être déconnecté de tout, hors du temps et de n'être plus personne. Je ne cherche pas à me "retrouver" puisque je suis avec moi.
(suis-je clair là ? pas sûr.)

Je pense à ceux que j'aime, je me demande ce qu'ils font pendant que je transpire et puis je pense à moi parfois; alors ma vie défile par flashes, des images enfouies depuis parfois longtemps resurgissent sans prévenir; les événements dont je peux être fier et les autres; je vois alors clairement les moments ou à certains carrefours de ma vie je n'ai pas pris la bonne route. Je me dis que certes elle aurait pu être alors différente mais je n'ai pas de regrets.


En montagne on ne compte pas en kilomètres mais en temps et éventuellement en dénivelée.
Les meilleurs moments sont ceux des arrêts ou on prend le temps de boire , de contempler encore et toujours.
Je ne parle pas ou peu quand je marche; d'abord j'aurais du mal , j'ai besoin de l'air de mes poumons uniquement pour respirer mais je me rattrape pendant la pause "casse croûte" moment essentiel de partage. Le plus souvent nous sommes deux avec ma compagne mais nous pouvons être quatre; pas plus;après c'est autre chose et ça me convient moins.

J'ai toujours en marchant une pensée pour nos ancêtres agriculteurs des pentes comme j'aime les appeler,forestiers, montagnards, colporteurs ou contrebandiers qui ont façonnés par milliers au fil des siècles les sentiers de ces montagnes.
 le sentier que j'emprunte a été foulé par ces hommes et ces femmes qui n'avaient pas d'autres moyens pour se rendre d'un endroit à l'autre ; pas de cartes pas de panneaux de signalisation comme aujourd'hui.


Quand je marche, je pense aussi à tous ceux qui ont par cette simple action trouvé , expérimenté, reçu leur inspiration de ces moments ou souvent seuls , ils marchaient; tu veux quelques nom de marcheurs ? Dans le désordre:
Jean-Jacques Rousseau, Henry D. Thoreau, F. Nietzsche,Jacques Lanzmann,Edith de la Heronnière,Marcel Proust, Alexandra David-Néel,Gustave Flaubert, Arthur Rimbaud, Nerval,Sylvain Tesson, Frédéric Gros, Jean-Christophe Ruffin......la liste serait trop longue; j'arrête.
Cette Pensée de Nietzsche qui résume  bien l'état d'esprit du philosophe:
"Demeurer le moins possible assis; ne prêter foi à aucune pensée qui n'ait été composée au grand air, dans le libre mouvement du corps- à aucune idée ou les muscles n'aient été aussi de la fête. Tout préjugé vient des entrailles. Etre "cul-de-plomb", je le répète, c'est le vrai péché contre l'esprit."


Attention, marcher n'est pas un sport au sens ou il n'y a pas de compétition et que c'est quand tu veux et ou tu veux. La seule performance autorisée est celle de la beauté de la nature dans toute sa splendeur et son authenticité.
Quand nous avons la chance d'avoir deux jambes avec un pied au bout de chacune, il faut juste un peu de volonté pour démarrer et ensuite c'est une invitation au voyage.


Et si la marche dans ce qu'elle peut avoir de répétitif, juste un pied devant l'autre, nous dirigeait à pas lents vers une forme de bonheur ?

Assis au pied d'un torrent qui descend avec force en se faufilant entre les pierres, chargé de l'eau de fonte , je fais chaque fois la comparaison avec la vie de l'homme; la fougue de la jeunesse, les moments de calme , les épreuves qui reviennent parfois plusieurs fois à différents stades de la vie pour en bas s'assagir enfin et se perdre dans la mer, ou se retrouver. 




Qui sait ?
Je viens d'entendre sur France Inter alors que je m'apprête à poster ce billet sur le blog que nous serions 8 millions à marcher régulièrement( c'est pas mal) . Me voilà rassuré je ne suis pas si original que cela.
-titou-


lundi 10 juin 2013

Sentiments et pensées

Je vais te parler aujourd'hui d'une réflexion de Joseph Joubert.

D'abord,qui était 'il ?  
Un écrivain peu connu , un travailleur de l'ombre ; il a été le secrétaire de Diderot et a travaillé sous sa direction à l'essai sur "la bienveillance universelle" que je n'ai pas lu.
Il fût également l'ami de Chateaubriand.
Né en 1754 et parti en 1824.
Tu pourras si tu le souhaites découvrir ses oeuvres , pensées et maximes aux éditions de la bibliothèque digitale.
La réflexion sur la quelle je souhaite m'arrêter et te faire partager est la suivante:

"Il n'y a de bon en l'homme que ses jeunes sentiments et ses vieilles pensées."


Pour moi qui suis d'une intelligence moyenne, j'ai dû m'y reprendre plusieurs fois pour tenter de comprendre ce que Joubert avait voulu me dire.

Ce que j'ai compris me permet d'avancer que sentiments et pensées sont deux choses différentes mais qu'il y a un lien subtil qui les unit.

"Jeunes" ne signifie pas qu'il y a un âge pour les "jeunes" sentiments; ils peuvent heureusement prendre naissance à n'importe quel moment de la vie. Et c'est sans aucun doute une période passionnante et bénéfique sur le chemin de l'homme; création et renaissance sont au rendez-vous dans ces moments là.
On voit bien partout que en amour par exemple , celui-çi frappe à la porte du coeur à tout âge pour celui ou celle qui sait l'accueillir.

Pour ce qui est des "vieilles" pensées, celles qui sont passées par le tamis de l'expérience et qui restent après toutes les intempéries de la vie, il faut bien reconnaître que ce sont les seules qui ont de la valeur car elles sont vraies comme comme de l'or pur au fond du tamis.


Alors oui les jeunes sentiments et les vieilles pensées sont bons pour l'homme et lui permettent de se réaliser. 
A 71 ans, je confirme !
-titou-

jeudi 16 mai 2013

Simplicié du coeur,du regard, du désir.

Se sentir en harmonie avec ce qui nous entoure est un signe de bonheur à condition que ce qui nous entoure soit empreint de simplicité.

Par exemple la nature environnante, des amis avec qui on se sent bien, un entourage aimant et attentif......


Il faut sans doute du temps et des épreuves pour comprendre que le "dépouillement" est nécessaire pour arriver à cette simplicité du coeur, du regard , du désir....
Ajuster doucement ce que l'on est au tréfonds de notre âme avec notre vie.

Albert Camus l'a si bien dit lorsqu'il posait la question : qu'est ce que le bonheur, sinon le simple accord entre un être et l'existence qu'il mène ?

C'est sans doute du manque de simplicité dans la vie que vient la majorité de nos soucis.
Nous nous arc- boutons sur nos habitudes, nos privilèges, sans vouloir comprendre qu'il faudrait changer pour une vie plus simple avec moins de besoins qui nous contenterait tout autant.


La nourriture que nous avons en abondance (jusqu'à quand ?) fait de nous des repus , parfois obèses, sans voir qu'une grande partie de l'humanité vit avec 10 fois moins et peut être en meilleure santé et ne subit pas les maladies inhérentes à notre mal-bouffe.
De plus , nous nous gorgeons de médicaments en tous genres pour tenter de retrouver un équilibre perdu mais sans remettre en cause pour autant nos mauvaises habitudes.

Le bonheur simple à mon avis passe par une remise en cause de notre façon de vivre.

Se sentir simplement joyeux sans être naïvement béat mais apprécier ce que chaque instant nous propose, un beau monument,une fontaine d'ou coule une eau cristalline, en levant la tête un beau nuage dans un ciel bleu, en la baissant, une fleur butinée par une abeille, un papillon qui offre sa beauté......
toutes choses sur lesquelles nous ne savons pas prendre le temps de nous attarder, ce que par ailleurs je peux comprendre, mais qui nous fait passer à côté de la beauté de choses simples pourtant à notre portée.


Je crois me souvenir d'avoir déjà écrit dans un précédent billet et cité Etty Hillesum :
"Soyez simple et vivez simplement. Ne faites pas de vagues, n'essayez pas d'être intéressant, gardez vos distances, soyez honnête, combattez l'envie d'être bien vu des autres...."
Autant de conseils qui peuvent nous rapprocher d'une vie qui au premier abord peut apparaître en creux, en retrait mais qui au contraire est en mesure de nous emmener vers plus de profondeur et de nous rapprocher de notre être, de ce que nous sommes lorsque notre masque est enlevé.

N'est-ce pas le but de découvrir qui nous sommes pour vivre en accord avec cet être de vérité qui est en nous ?
Pourquoi compliquer alors qu'il suffit d'adopter une vie simple ?
S'étonner et s'émerveiller à tout âge de la vie, comme un enfant est peut-être le secret d'une vie bien remplie et de toute philosophie bien comprise.


Bobin affirme que:
" le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles."

L'arrière boutique de mon cerveau, comme j'aime l'appeler, contient de quoi accueillir et contenter tous mes appétits de simplicité et de joie de vivre.
C'est sans doute pour cela que j'y vais souvent , comme lorsque enfant j'allais jouer dans ma cabane.



samedi 27 avril 2013

Tentation


Pour éviter la tentation sournoise du désespoir, il convient d'introduire de la responsabilité dans chacun de nos actes.
Pas facile ? Sans doute, mais possible; ma mère me disait que dans la vie je n'aurai rien sans rien. Elle avait raison .

C'est Saint Exupéry qui a dit que "Nul ne peut se sentir à la fois, responsable et désespéré."

Il m'est arrivé de ne pas pouvoir diriger ou orienter le sens de ma vie comme je l'aurais voulu et de me sentir dépassé.

Et cependant , je sais qu'il faut toujours garder espoir.

Le marin que j'ai été sait que son expérience, il l'acquiert lorsqu'il traverse les tempêtes; c'est là qu'il forge son tempérament et sa volonté .

L'existence est parsemée d'épreuves qui, traversées, nous laissent "blanchis, nettoyés, broyés" mais nous aident et nous permettent d'apprécier les moments de calme de la vie et de profiter du bonheur de l'instant.

La tentation est grande à voir ce que l'on voit , à entendre ce que l'on entend, de dire que le monde est définitivement mauvais.
Certes, seul dans mon coin je ne changerai pas le cours des choses mais par contre, je peux déjà balayer devant ma porte. j'ai la prétention de penser que ma manière d'être peut déjà influencer mon entourage et pour paraphraser Paul, je dirais que le monde serait meilleur si je l'étais moi-même.


Il serait dommage de se laisser aller à la tentation du découragement.
Parfois, il se peut que le but à atteindre soit là tout près mais je l'ignore parce que je ne le vois pas. Il me faut alors ramasser ce qu'il me reste de courage pour persévérer et garder espoir.

Cela m'est arrivé en montagne ou je ne me battais pas contre le mauvais temps mais contre moi même ou l'effort me semblait au-dessus de mes capacités et de mes forces.
Je pensais être bientôt arrivé avec l'idée de récupérer enfin, mais il y avait encore et encore des étapes à franchir car ma vue était bouchée par le passage suivant.
Jusqu'au moment ou la récompense était au rendez-vous. Je pouvais alors souffler et profiter de ce moment d'intense bonheur, cadeau mérité d'une vision d'éternité, avec l'immensité autour de moi.

Aristote a dit que "l'âme est la force de vie qui meut un individu à la fois comme corps et comme esprit, depuis le coeur de son être."

J'ai pu le ressentir et l'expérimenter.
-titou-

lundi 22 avril 2013

l'imprévu c'est aussi le bonheur.


Tous ces jours avec ma compagne, je suis souvent en montagne chaussé de mes raquettes à neige, à monter et descendre les pentes dans les forêts ou les moyens sommets, les autres, les "hauts" ne sont plus de mon âge, je me contente de les regarder, de les admirer,de les détailler, et de me laisser envelopper par leur blanche et éternelle beauté.
Tout ça pour te dire que je manque de temps pour écrire.
Aussi j'ai pensé te faire suivre un beau texte de François Garagnon (auteur) en attendant que je retrouve ce temps dont je répète souvent qu'il faut le prendre au passage car il passe.
C'est un texte que j'aurais aimé écrire; il correspond bien à mon état d'esprit.
C'est donc avec plaisir que je le partage avec toi.







« Faites votre bonheur de tout, même de l’imprévu, la vie est un voyage. »
 Henri Gougaud
Pourquoi dépensons-nous tant de temps et d’énergie dans la vie à vouloir maîtriser tous les éléments de notre bien-être ? Faut-il que nous soyons aveugles ou méfiants pour ne pas voir à quel point la vie prend soin de nous-même sans que nous n’avons rien d’autre à faire que de nous rendre disponibles aux signes du destin et d’en acquiescer le mouvement. Il s’agit ici de faire l’éloge non pas du fatalisme, mais de l’adaptabilité aux puissances secrètes de la vie. Si nous voulons tout prévoir, comment pourrions-nous avoir une attitude juste et sereine face à l’imprévu ? Et la vie n’est qu’imprévu, puisque tout est bien plus à découvrir qu’à mettre en place. La vie est comme un voyage, que nous préparons : nous avons des images des panoramas que nous allons traverser, l’attente d’un but, et cependant, au moment où nous nous aventurons, où nous accomplissons notre voyage, rien ne se passe véritablement comme nous l’avions prévu… Vraiment, l’attitude la plus positive que nous puissions avoir, c’est de nous placer dans un acquiescement joyeux aux propositions de la vie, et de ne cesser d’exercer ce grand talent : la faculté d’adaptation. 

François Garagnon 
Auteur du best-seller « Jade et les sacrés mystères de la vie »

mardi 9 avril 2013

Le Poète

Je vais te parler un instant d'un poète que j'ai connu lorsque j'étais jeune; c'était un cousin, proche parent de ma grand-mère maternelle.

Il s'agit de Georges Cazenave .
je vais t'en dire quelques mots car j'ai retrouvé dans une vieille malle deux de ses ouvrages dédicacés.
Cela m'a ramené plus de 50 ans en arrière; 
j'ai gardé de lui le souvenir d'un homme simple et bon.
Je le vois encore arriver chez ma grand-mère avec son vieux vélo , nous nous assoyions sur un banc au bord de la petite rivière, le Boudigeau, qui passe devant la maison avant de se jeter dans l'océan à deux kilomètres de là, pour parler de tout et de rien.
Il est né le 1er Mai 1905 d'une famille de marins originaires de Capbreton village des Landes au bord de l'océan à 20 kilomètres environ au nord de Bayonne.
Il a écrit de nombreux ouvrages en vers et en prose; entre les années 30 et 70; sur les Landes mais aussi sur Paris ou il demeurait hors des périodes de vacances ou il retrouvait sa maison de Capbreton.


Il fut lauréat de l'académie Française .
Ce fût également un conférencier reconnu; il a fait des cycles de conférences sur Mérimée, Chateaubriand, Françis James .......
IL est maintenant décédé et oublié; qui s'en souvient ? comme ce sera le cas pour chacun d'entre nous , mais je suis content de savoir qu'on peut encore trouver ses ouvrages.
Je ne résiste pas au plaisir de te faire partager ce poème pris au hasard:

CALME

Mon Dieu ! Comme il faut peu de chose
pour chasser l'ombre d'un tourment;

un peu d'azur, un peu de rose,
idéalisent ce moment.

Une vapeur de quiétude
ou mon âme fleurit sans heurt,
sans bousculer mes habitudes
nimbe ce tout petit bonheur.

Et l'oiseau qui rame en silence
sur l'eau transparente du ciel,
est le reflet d'une existence
qui n'attend rien d'essentiel.





J'ai relu avec un immense plaisir ces deux ouvrages qui vont repartir dans la vieille malle . Peut être un jour l'un de mes enfants ou petits enfants les liront; preuve que Georges est toujours vivant.

dimanche 31 mars 2013

Théophraste d'Erèse

Théophraste,


 j'aimerais te parler de Théophraste, non pas Renaudot mais d'Erèse ce philosophe grec, né en 371 av. J.-C., à Eresos, dans l'île de Lesbos. Il vint jeune à Athènes, y suivit la philosophie de Platon , puis d'Aristote, et fut choisi par ce dernier pour le remplacer lorsqu'il cessa d'enseigner au Lycée. Il attira un grand nombre de disciples par la clarté de ses exposés, et il enchanta tellement les Grecs par le charme de sa parole qu'ils lui donnèrent le nom de Théophraste (divin parleur), le seul sous lequel il soit connu (il se nommait d'abord Tyrtame). II mourut vénéré à 85 ans, ou même selon certains, à 107 ans. 

 les Caractères, recueil de portraits moraux est le plus célèbre de tous ses ouvrages; il a servi de modèle aux Caractères de La Bruyère.

Je suis de ceux qui pensent que nos anciens ont déjà dit l'essentiel et que nos modernes ne font que reprendre et approfondir leurs pensées; malheureusement parfois il arrive que ce qui était clair puisse devenir obscur.

Par exemple il a dit:
"la vie nous séduit,.................; mais à peine commence-t-on à vivre qu'il faut mourir.(cette pensée à été reprise clairement dans ces cas notamment par Montaigne qui a dit: tous les jours vont à la mort, le dernier y arrive. Aragon : le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard.)

Il n'y a rien de plus stérile que l'amour de la réputation. Cependant, mes disciples, contentez vous: si vous négligez l’estime des hommes, vous vous épargnerez à vous mêmes de grands travaux; s'ils ne rebutent point votre courage, il peut arriver que la gloire sera votre récompense.

Souvenez vous seulement qu'il y a dans la vie beaucoup de choses inutiles et qu'il y en a peu qui mènent à une fin solide.




Ce furent semble-t'il ses dernières paroles.....à l'âge avancé de 107 ans pour certains, 85 pour d'autres.
Il a dit regretter sortir de la vie dans un temps ou il ne faisait que commencer à être sage.
Il pensait que la plus forte dépense que l'on puisse faire est celle du temps. 

Sans doute celui que nous perdons en n'accomplissant pas notre tache.
Et OUI, La vie est brève , l'art est long, l’expérience dangereuse, le jugement difficile. " Vita Brevis..........".a dit Hippocrate.

La lecture des "caractères" de Théophrasme d'Erèse, est enrichissante et constitue une aide appréciable pour ceux qui comme moi cherchent à travers la philosophie à tendre vers une forme de bien être; je ne veux pas parler de sagesse ; seulement peut-être d'envie de sagesse .
-titou-


dimanche 24 mars 2013

Guérison intérieure

Photos de Laurent Schwebel , tué lors d'une séance photos à Buenos-Aires le 8 Fev. 2012

Après quelques jours ou j'ai beaucoup marché en montagne et lu, beaucoup lu depuis mon dernier billet, j'ai ressenti le besoin de réfléchir sur ce que je pourrais appeler la "guérison intérieure".

Tout va tellement vite dans le monde d'aujourd'hui qu'il ne faut pas s'étonner si notre cerveau pourtant développé a du mal à s'adapter.

J'ai la chance de pouvoir profiter d'une retraite "bien méritée" et j'ai le temps de regarder les rythmes s'accélérer. Les évènements se succèdent à grande vitesse; rien ne va vraiment bien et les médias s'attachent à ne nous montrer que le côté sombre de l'humanité alors qu'il- y -a tant de belles choses autour de nous.
Cela , bien entendu et c'est normal a tendance à accentuer nos angoisses et nos peurs face à la vie.

Pour avoir moi aussi connu le stress dans le rythme effréné d'un travail prenant, qui finit par laisser des séquelles sur le plan de la santé, j'affirme qu'il faut savoir faire une pause de temps à autre, se mettre en retrait du flot tumultueux de la vie quotidienne.

Chaque jour, ne serait-ce que quelques minutes de méditation;
oui, il faut savoir se poser pour comprendre ce qu'il y a de profond en chacun de nous. Offrons nous ce cadeau quotidien.

Pour cela; quelques minutes à soi, pour soi, dans le silence.

C'est dans le silence, loin de la cohue et des clameurs de la ville que l'homme peut se retrouver et vérifier si la trace de son chemin est toujours conforme à ses choix, à ses désirs et à ses valeurs.

c'est dans le retrait et le silence que nous pouvons réfléchir sur le sens de notre vie.


Phytagore recommandait que jamais le soleil ne ferme tes yeux sans t'être demandé : qu'ai-je omis , qu'ai-je fait , .... si c'est mal abstiens-toi, si c'est bien persévère.
Mais pour cela, il faut prendre le temps de s'arrêter. 


dimanche 10 mars 2013

Essentiel

Aujourd'hui,je ne vais pas parler de considérations philosophiques ou de mes états d'âme; je me suis mis en congés pour quelques semaines.

J'en ai profité et pris le temps de relire les ouvrages de ma bibliothèque écrits par Thierry Janssen.

(La solution intérieure,
la maladie a-t-elle un sens? 
 le défi positif, vivre en paix, le travail d'une vie.)
Ainsi que le dernier :
CONFIDENCES- Un homme en quête de cohérence. Ou il se livre de façon intime et inattendue avec un vrai talent.
Depuis son enfance d'enfant précoce et blessé, après avoir hésité entre égyptologue et chirurgien urologue, d'avoir choisi la chirurgie et sa décision subite de changer de vie alors qu'il était reconnu dans son engagement au service de ses patients.
Puis son passage comme directeur à Paris d'un magasin de luxe, pour ensuite reprendre des études aux États-Unis et devenir à la fois Psychothérapeute, écrivain de talent et conférencier.
Il n'a pas eu peur de se remettre en question et changer radicalement de vie.
Moi , je dis bravo; un parcours de vie étonnant servi par une intelligence remarquable.
Dans "Confidence" justement , au cours de sa réflexion il dit ce qu'il pense être essentiel.
J'ai trouvé ce passage très beau car il semble résumer ce que nous devrions tous essayer d'appliquer dans nos vies ; ce que nous conseillaient déjà les philosophes anciens parlant de "la bonne vie".
il dit: 
" Ce qui est essentiel, 
manger pour se nourrir, boire pour se désaltérer, dormir pour se reposer, avoir du temps pour se ressourcer, de l'espace pour  bouger,de la chaleur pour se réchauffer, des liens avec d'autres humains pour se sentir en sécurité, pour aimer et être aimé.
Vivre simplement, doucement, gentiment, sans autres craintes que celles justifiées par de réels dangers, en faisant confiance à soi, aux autres et à la vie, dans le respect de soi, des autres et de la vie."


Tout cela me parait possible. Il nous invite à essayer de nous recentrer sur des valeurs simples mais essentielles et à prendre un peu de temps pour s'occuper de Soi.
De précieux conseils pour nous prendre en charge et mener une "bonne vie"
Un beau témoignage !

-titou-