dimanche 24 août 2014

le monde tel qu'il est...

....Et l'homme jeté dans ce monde;
(cliché internet)


Je voudrais revenir sur un précédent billet , " optimisme " ou je m'appuyais sur une pensée de Alain qui disait que" l'optimisme est affaire de volonté et le pessimisme d'humeur."

Je voudrais aujourd'hui conforter cette idée car nous partons de loin et il faut bien constater qu'il est plus facile de se laisser aller au pessimisme ambiant.

Le constat c'est une réalité,est inquiétant ; nous somme jetés, projetés, expulsés depuis notre naissance dans un monde difficile à comprendre, un monde qui souffre et qui nous fait souffrir, un monde qui est un théâtre, celui des passions dévastatrices, celui de guerres en tous genres.
Guerres de religions complètement absurdes, guerres de territoires alors que la planète appartient à tous les hommes.
Guerres économiques, médicales (Ebola) aujourd'hui sans parler de celles du passé (vache folle et autres)
Les catastrophes dites naturelles répétées et puissantes.
(cliché internet)


J'ai toujours à l'esprit " l'éloge de la folie" de Erasme qui disait tout cela avec clairvoyance.
Les questions d'hier sont pour beaucoup toujours sans réponses aujourd'hui, comme si l'humanité était incapable de comprendre les leçons du passé afin de s'élever un peu au-dessus des désastres qu'elle a engendrés par sa bêtise.

C'est Einstein qui disait : Le sort de l'humanité sera en règle générale, celui qu'elle mérite.

Y-a-t'il un ordre sous le désordre apparent ? 
Y-a-t'il du mal partout ?

Comment ne pas avoir un chaos généralisé dans nos esprits si nous n'y prenons garde ?
Comment faire face si c'est possible ?
Il doit bien y avoir un fil à suivre pour démêler la pelote.

Car tu as raison , tout est réuni pour nous faire déprimer.
(cliché internet)


C'est ici que la force de cette pensée d'Alain :l'optimisme est affaire de volonté, doit nous faire réagir pour agir et construire , l'amour, le vrai, 
le bon , le beau.
Alors que faire ?
Reprendre la barre d'une main ferme et choisir un cap qui mènera les hommes vers l'optimisme , la joie, la confiance en eux et les autres.
Se remettre en prise avec ce monde qui nous fait peur en développant notre sensibilité en étant attentif à la beauté à la créativité incessante de la nature.
OUI, mais c'est bien une affaire de VOLONTE.
Soyons optimistes et tendons la main avec confiance.
Merci Alain.
-titou-



samedi 16 août 2014

Une petite perle.

L'autre jour je passais à coté de chez celle que j'appelle "ma libraire" comme on dirait mon épicier ou mon médecin.


 Toujours attiré comme par un aimant quand je vois des livres, je rentre et me balade devant les rayons; elle a pour habitude pour certains livres de mettre un petit commentaire sur un carton en forme de cœur.
Je regarde et un parmi d'autres attire mon attention.
Le commentaire dont je ne me souviens pas exactement les mots, disait entre autre qu'elle l'a lu plusieurs fois toujours avec le même plaisir.
J'ouvre à la première page et je vois une vingtaine de livres à l'actif  de l'auteur dont plusieurs ont obtenus des prix littéraires.
Comment se fait-il que je sois passé à côté ?

Je lui demande confirmation , elle m'en parle avec un grand sourire, des yeux pétillants et en des termes élogieux..... Je repars avec le livre .


" l'infini et des poussières" de Jacques André Bertrand. Un petit livre , 122 pages.Couverture blanche. Jamais entendu parler. 

Passé le premier chapitre, l'histoire nous emmène huit ans plus tôt......au fil des mots, des lignes, des pages je me prends au jeu de cette histoire dite avec légèreté, humour, force mais aussi gravité.

Il est de ces livres dont on a envie de vite connaître la suite; mais je me fais violence je le pose volontairement pour faire autre chose tout en gardant un œil sur lui. Je veux faire durer, prendre le temps de savourer et quand je le reprends c'est avec un incroyable plaisir.

Il est de ces livres , une perle dont on entend pas ou peu parler, perdu au milieu des 700 ouvrages qui sortent à chaque rentrée littéraire et qui ne figurera pas en tête de gondole. 

L'histoire ? je ne vais pas te la dévoiler mais juste te dire que c'est l'itinéraire d'un homme insatisfait qui vit en décalage, en dilettante par rapport à la masse des humains et qui un jour ...rencontre l'amour dans des circonstances devenues aujourd'hui courantes certes mais quand même.
je ne vais pas non plus de raconter la fin.

Banal tu vas me dire; oui c'est vrai , je suppose même que cette histoire existe en plusieurs exemplaires de par le monde; mais c'est si bien écrit, avec humour et aussi avec profondeur.
L'auteur maîtrise la langue et la force des mots.


Un passage:

"la chance, dans la vie des hommes,c'est généralement une femme. La femme prend l'homme par la main et l’entraîne au bord de son destin,une sorte d'abîme, le force à regarder dans le vide et l'oblige à faire le grand saut.. Au besoin, elle le pousse......

Pour ma part je vais m'offrir les autres , peut être pas tous mais je demanderai conseil à ma libraire et ne manquerai pas de la remercier pour ses conseils 
-titou-
Comme le dit Jacques Werber :
"le secret de la liberté, c'est la librairie." je rajouterais, et surtout les libraires qui font vivre les librairies.

lundi 28 juillet 2014

faut-il souffrir pour se connaître ?



Cette pensée de Alfred de Musset :
" l'homme est apprenti, 
la douleur est son maître. 
Et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert."

tendrait à répondre que oui. 
Vu ainsi cela semble vrai. Il n'y a pas grand chose à rajouter.
La vie est faite d'alternances et il faut les vivres toutes avec force et aussi avec acceptation.
En effet comment apprécier le plein si tu n'as pas connu le manque ?
Peux-tu apprécier l'eau si tu n'as pas eu soif ?
Si tu n'as pas connu l'échec tu n'apprécieras pas la réussite.
Oui , tout va ainsi dans la vie. Il faut avoir souffert pour connaître et apprécier la joie au plus haut niveau.
C'est également vrai par exemple pour les coureurs du tour de France qui vient de se terminer; tous souffrent dans l'effort et certains en sont récompensés, d'autres peut-être plus tard.

Alfred de Musset associe la connaissance de soi à la souffrance.

Socrate lui, qui a repris à son compte l'inscription qui figurait sur le fronton du temple de Delphes,
" connais toi toi même et tu connaîtras l'univers et les dieux."
en change un peu le sens et avance que l'homme est limité en ce sens qu'il n'est qu'un homme prisonnier de ses préjugés et de ses désirs.


Se connaître soi-même c'est raisonner, se juger et se poser les bonnes questions et peut être le vrai défi de toute une vie plus important que toute autre connaissance.
Est-ce que cela passe nécessairement par la souffrance ou une forme de souffrance ou plutôt un effort qui est demandé à chacun ?

Il est évident que chercher à se connaître et éventuellement à se corriger demande beaucoup d'efforts et de travail.
Est-ce ce que voulait dire Musset ?


cette citation du Dalaï Lama irait bien dans ce sens:
" celui qui cherche à se connaître fait un exploit 100 fois supérieur à la conquête de l'Everest."
Je n'irai jamais,mais j'ai lu sur le sujet et compris que ceux qui ont gravi ce sommet l'on fait au prix de grandes souffrances physiques et mentales.
A chacun son Everest.
-titou-

mardi 15 juillet 2014

fait divers


L'autre jour, il faisait beau, j'étais de bonne humeur, 8 heures du matin , je parcourais le journal en terrasse en buvant mon café. Tout allait bien .
je devais partir le lendemain pour quatre jours de randonnées dans le Mercantour. 
Tout à coup , j'ai senti de la chaleur monter en moi ; de colère non, mais de honte en lisant dans la rubrique du courrier des lecteurs du dit journal, le Dauphiné libéré pour ne pas le nommer un courriel déposé par un homme qui s'est fait agresser verbalement par une dame et ensuite par quatre individus.
Je te laisse prendre le temps de lire le courriel en question en espérant qu'il soit lisible. 


Oui, honte non pas d'être français, mais de me trouver sans le vouloir assimilé au "peuple français" par un comportement inadmissible de certains.

Comme je partais le lendemain , j'ai découpé l'article avec l'intention de répondre au courrier des lecteurs du journal à mon retour.

Finalement , l'actualité va tellement vite , on ne se souvient même plus de ce que l'on à vu, entendu, ou lu la veille, j'ai pensé m'épancher sur mon blog.

Je veux dire à ce monsieur , Benoit Fauchère ressortissant Hélvète que tous les français ne sont pas comme cette dame ou ces quatre hurluberlus. Le plus grand nombre aime le peuple Suisse . Pour ma part, je me considère Suisse de coeur ; j'y vais souvent pour parcourir les montagnes; vous êtes des gens respectueux de votre environnement et des autres.... j'ai toujours été accueilli avec une extrême gentillesse.
Nous sommes cousins et faits pour nous entendre ; nous de Haute Savoie avons des valeurs en commun et des frontières qui , lorsque nous nous rencontrons en montagne n'existent plus .

Il faut beaucoup de temps pour construire une relation durable et il suffit d'un instant, d'une altercation pour la détruire. 

J'aime bien cette pensée de Anselm Grün moine dans une abbaye bénédictine:

"Ton comportement est en correspondance avec ce qui résonne en ton for intérieur."

Epictète avait bien raison de penser que: "agir mal, c'est se faire du tort à soi-même".


Lorsque je pense à tout ce qui se passe sur la terre aujourd'hui, la violence, les agressions permanentes, je me dis que le monde ne changera pas tant que nous ne commencerons pas par changer notre attitude à l'égard de notre entourage.
Un peu de gentillesse, de compréhension et de respect et tout ira bien.
-titou-

mercredi 25 juin 2014

Douceur, Violence, Conscience.



Dans un journal régional je suis tombé sur un article qui a fait remonter en moi des théories auxquelles j'adhère sans trop savoir pourquoi.
C'est comme si c'était inscrit au fond de moi; une intuition. .....Et comme je ne suis pas un scientifique je m'en contente.
Par exemple on dit que les animaux n'ont pas de conscience; je ne suis pas d'accord et je ne parle même pas des animaux domestiques.
J'entends même dire que parce qu'ils n'auraient pas de conscience les animaux ne souffriraient pas ! Il faudra m'expliquer pourquoi ceux que l'on mène à l'abattoir sont stressés et morts de peur; ils savent que leur voyage va se terminer là . 

Et les végétaux ? Délicat sujet. Personnellement je pense qu'il y a là aussi une forme de conscience.


J'arrive à l'article du journal.....Je résume.....
Il y a dans la nature un champignon parasite " l'ESCA" qui depuis l'époque romaine tue les vignes. Longtemps combattu par " l' arsénite de soude" évidement toxique et interdit depuis 2001 crée beaucoup de soucis aux viticulteurs.
Certains ont essayé de trouver des solutions dont une par la diffusion de musique.
( Oui j'entends d'ici quelques rires sous cape.)
Il faut remonter à 1960, un musicien, physicien diplômé de l'université de Princeton a trouvé des liens entre les protéines, molécules de base pour tous les êtres vivants et la musique. Il s'agit de Joël Sternheimer.
Je te passe les détails car c'est un peu compliqué mais très bien expliqué sur:
www.genodics.com/la-genodique-comment-ca-marche



Il a déposé un brevet validé en 2007 après bien des péripéties; sa méthode s'appelle 
La Génodique. Ses travaux ont permis de décoder une série de notes qui inhibe le fameux champignon ESCA. Quelques minutes de diffusion par jour suffisent pour faire baisser la mortalité des vignes de 64% dès la première année. Une petite centaine de viticulteurs s'y sont mis.
ça marche aussi pour les maraîchers et des essais sont en cours sur les maladies qui frappent les huîtres et d'autres encore.
Joël Sternheimer avance  que la musique a également des effets sur l'être humain.

Tout ça pour te dire qu'il vaut mieux de la douceur en toutes choses plutôt que de la violence.
Je repose donc la question : Y a t-il une forme de conscience chez les végétaux ?

André Comte-Sponville le philosophe a dit que Spinoza prétendait que le sage agit avec humanité et douceur. Cette douceur, c'est la bénignité de Montaigne,que nous devons à tout ce qui vit même aux bêtes disait-il, voire aux arbres et aux plantes.
C'est le refus de faire souffrir, de détruire (quand ce n'est pas indispensable), de saccager.

Les pesticides en tous genres , certains particulièrement agressifs et dangereux pour la santé continuent a être utilisés à profusion par le monde agricole.
Cette "douceur" vis à vis de la nature, de la vie en général il va falloir un jour en prendre conscience alors que l'homme " ce barbare à deux pieds sans plume" disait Platon et judicieusement rappelé par Yves Paccalet philosophe et naturaliste passe son temps à la saccager.
Aucun respect !!! ggrrrrr.
-titou-

samedi 7 juin 2014

Patronyme



Derrière notre nom de famille, le tien, le mien, il y a nos ancêtres; nous sommes le dernier maillon provisoire pour la plupart d'entre nous d'une longue très longue chaîne dont les maillons se comptent par milliers.
Nous avons en nous, dans nos gènes un peu de tous ces anciens à divers titres.
je regardais sur mon écran de télévision comme beaucoup d'entre nous les émissions relatant le débarquement du 6 Juin 1944 en présence des vétérans encore vivants.
J'ai été ému aux larmes en les voyant à la fois fiers et en même temps modestes.
Ému en les voyant marcher d'un pas aujourd'hui mal assuré, accompagnés et soutenus par des jeunes valides qui assurent maintenant la transmission de ces hommes courageux et qui ont l'âge qu'ils avaient  il y a 70 ans. Personnellement j'ai trouvé que ces images étaient porteuses d'un message symbolique fort.
Ému en voyant leurs yeux  pleins de larmes contenues et parfois le regard partir au loin vers un jour ancien ou leur vie a basculée dans l'enfer.
Ému en les voyant chanter appuyés sur leurs cannes..
Pour eux ça a dû être un moment de grande joie et d'émotion de se retrouver là, encore là au même endroit tant d'années après.

Ému lorsque j'ai vu le drapeau des fusiliers-marins, des commandos dont mon grand-père a été lui même porte drapeau. ( photo ) C'est ce même drapeau qui a été transmis depuis de façon ininterrompue  et dont il a été à un moment de sa vie le détenteur; Ce drapeau tenu à l'horizontale sur la plage pour rendre les honneurs au chef des armées et au souvenir de tous ces hommes engagés pour un idéal, tombés pour que nous vivions libres.

Oui , nos ancêtres méritent respect et amour.
Je vois parfois des jeunes, impatients, voire agressifs avec nos "vieux."
Du calme les enfants, vous êtes vous mêmes de futurs vieux comme nous sommes d'anciens jeunes.
La vie passe très vite. 
Cette génération qui avait entre 17 et 25 ans civils ou militaires , hommes et femmes ,nous lui devons d'être là aujourd'hui libres. 
Dans DIX ans plus aucun ne sera là sauf exception.

Je suis heureux qu'ils aient été mis à l'honneur à l'occasion de cette cérémonie commémorative.
De plus ça aura été une belle leçon d'histoire en direct pour nos collégiens qui se préparent à entrer dans la vie ou bien des dangers planent encore. 

A eux de prendre le relais afin que les leçons soient comprises et que la paix soit la seule motivation des peuples.
On peut rêver mais je veux croire que la folie des hommes peut se calmer.
-titou-

mardi 20 mai 2014

Vous avez dit nanotechnologies ?



Je ne sais pas, je ne sais pas ou je suis, mais pourtant je me déplace, vers ou je ne sais plus, rien n'est calme ou sombre,.........(Lars Norén-écrivain Suédois.)

Pour plagier une humoriste bien connue: " on ne nous dit pas tout." ,
Un article du monde daté du 15 Mai dernier titré :
 "les nanotechnologies, ennemis invisibles et omniprésents." sous la plume du journaliste Pierre Le Hir, a éveillé ma curiosité.
Je ne sais pas si ce sont des amis ou des ennemis mais j'ai retenu qu'il faut être attentif.

Comme il n'y a pas de hasard, il se trouve que dans la bibliothèque ou je travaille bénévolement nous faisons régulièrement un tri pour sortir des ouvrages afin de faire de la place pour renouveler le fond.
Et là, je tombe sur un thriller de Robert Ludlum coécrit par Patrick Larkin: " La vendetta Lazare " qui justement traite du sujet des nanotechnologies. C’était il y a 8 ans ; 2006.
C'est un roman mais ça fait peur quand même.
Bien entendu le thriller raconte une histoire sur fond d'espionnage et de réseaux secrets. Mais comment ces nanotechnologies à priori conçues dans des buts thérapeutiques ont pu échapper au contrôle des scientifiques et servir des causes de groupes d'illuminés.
C'est là que le fond est intéressant; que dit l'article du monde: 
Le journaliste Pierre Le Hir explique , je le cite:
"Que les nanomatériaux sont des particules dont la taille se mesure en nanomètre c'est à dire en milliardième de mètre soit 50.000 fois moins que l'épaisseur d'un cheveu."
Elles donnent aux matériaux aux quelles elle sont incorporées des propriétés physiques, chimiques ou biologiques hors du commun......
Depuis une décennie les nanomatériaux se sont multipliés le plus souvent à l'insu du public. 

On en trouve partout.
Par exemple pour en prendre un, les textiles anti-transpirants et sans odeur utilisés aujourd'hui par tous les sportifs. 
J'en ai moi-même plusieurs pour la randonnée en montagne ; ça sèche très vite c'est effectivement sans odeur et tu peux les porter plusieurs jours sans problème.
Mais il y en aurait là ou on ne les attend pas; crèmes solaires, dentifrice, sucre, sel,pneus, carburants, batteries, produits électroménagers,peintures, équipements médicaux etc....
Tout cela n'est pas sans danger et l'ANSES attire notre attention sur le fait que ces nanoparticules sont très réactives. Si elles pénètrent dans l'organisme sans contrôle elles s'activent et peuvent être à la source de graves problèmes de santé.
Comme le dit R. Ludlum dans l'épilogue de son livre, ces nanomatériaux dans de mauvaises mains pourraient voir leur destination détournées pour les pires effets sur l'humanité.

Faut-il interdire les nanotechnologies ? 
Je ne pense pas car du coup nous perdrions tous ses avantages potentiels à venir comme peut être un jour la guérison du cancer ou l'éradication de la pollution.
Il s’agit d'une technologie avancée et tout dépend de son utilisation à des fins thérapeutiques pour faire le bien ou pour faire le mal entre les mains de groupes peu recommandables.


Cela dépendra de la sagesse ou de la folie des hommes. Il faut donc rester attentif; voilà un sujet à mettre à l'ordre du jour sur un plan mondial.
Les biologistes du monde entier ont là une bien grande responsabilité.

Aristote a dit " qu'il n'y a point de génie sans un grain de folie." 
Gageons que ce grain de folie soit bien encadré.

En tous cas merci à Pierre Le Hir  pour son article.
-titou-

jeudi 8 mai 2014

Les livres et la lecture



(cliché internet.)

Lorsque je ne suis pas dans la montagne entrain de grimper je m'adonne à mon autre passion: la lecture.( je pourrais parler d'addiction mais je préfère amour )

Je garde du temps pour mes proches et les occupations nécessaires et indispensables mais je ne passe pas une journée sans lire.

Depuis mon enfance , depuis que je sais lire, je lis. De tout; des romans, moins qu'avant, des thrillers, plus qu'avant mais depuis toujours des ouvrages philosophiques. 
Je n'ai pas la formation mais ça me passionne.
La lecture philosophique n'a à mes yeux de valeur que si elle est mise en application dans la vie quotidienne de chacun; sinon elle n'est que lettre morte.
Aristote estimait que la vie philosophique est la plus heureuse.(Éthique à Nicomaque.)

Au risque de choquer je dois dire que je ne sais pas lire sans un crayon à la main pour encadrer, souligner des passages,...partant du principe qu'un livre est à la fois un objet de plaisir et de travail.
J'ai également avec moi un petit carnet genre (moleskine) sur lequel je note des mots, des phrases, des passages qui parlent à mon âme. Mes enfants les trouveront lorsque je ne serai plus là; c'est le plus bel héritage que je peux leur offrir.

C'est Zafon, l'auteur du beau livre " l'ombre du vent" qui dit:

les livres sont des miroirs ou l'on y voit que ce que l'on porte en soi-même.

Pourquoi cet amour de la lecture ? Je me suis souvent posé la question. Mes parents n'y sont pour rien je ne les ai jamais vu lire à part le journal.
(cliché internet)



Je crois qu'un livre nous ouvre la porte d'un espace magique, un monde ou l'imagination de chacun agrémente l'histoire que l'auteur nous raconte.

J'aime être entouré de livres comme si cela me rassurait , me tranquillisait.
Je ne me pose pas la question de savoir si c'est normal docteur. C'est ainsi et je ne crois pas être le seul même si j'entends dire que les gens lisent peu et moins qu'avant.
Et je comprends aussi ceux qui ne lisent jamais; je me dis que c'est dommage mais ils ont d'autres centres d'intérêt ou pensent qu'ils n'ont pas le temps.

Ma bibliothèque est pleine, il y en a partout et pourtant j'en donne régulièrement . C'est une façon de partager.
C'est Lucien Jerphagnon le philosophe mort récemment qui disait:
(cliché internet)

Heureusement, les livres vivent plus longtemps que les hommes et ils ne dorment leur éternité que d'un œil.

Je suis de ceux qui pensent que le livre papier a encore de beaux jours devant lui; il a une odeur, il semble vivant, tu tournes ses pages avec tes doigts il y a un contact charnel presque sensuel, tu peux le prêter ou le donner.
Mais je me suis ouvert à la lecture numérique; oui , je le confesse j'ai acheté une liseuse.
Le principal avantage que j'y vois c'est que dans 200 grammes et la taille d'un livre de poche tu peux stocker des milliers de livres de toutes sortes y compris des classiques souvent gratuits.
Ce qui me permet lorsque je pars pour plusieurs jours d'avoir de quoi lire avant de fermer les yeux.
Le livre numérique a aussi des inconvénients j'espère temporaires qui devraient disparaître rapidement.
L'offre est encore faible.
Le prix est trop élevé par rapport au livre papier.
Il est nécessaire de développer les canaux de distribution y compris dans les bibliothèques. Et d'autres choses encore.
Je crois savoir que le groupement pour le développement de la lecture numérique GLN. y travaille.
Tu ne vas pas le croire mais il me reste encore du temps pour une autre passion, la photographie, qui pour moi n'est pas un art mineur. Mais c'est un autre sujet......
Chaque livre , n'importe lequel est irremplaçable; chacun a un mot, une phrase, une idée, qui attend son lecteur. disait Léonardo Padura.
-titou- 

dimanche 27 avril 2014

folie

Contrairement à ce que dit Nietzshe :

"la folie est rare chez les individus, mais c'est la règle dans les nations"


Je serais plutôt de l'avis d'Erasme qui avance l'idée que la folie est fréquente partout et que c'est elle qui dirige le monde.
Car qui fait fonctionner les nations sinon les individus ?
Faut -il s'en réjouir ou s'en attrister ? Je ne sais pas car j'ai évolué sur la question. 
Franchement s'il n'y avait pas en chacun de nous un brin de folie peut-être que le monde serait triste et nos vies sans envies.

Je relis avec un plaisir toujours renouvelé "L'éloge de la folie" cette fiction burlesque et allégorique ou Erasme la met en scène et la fait parler ; en voici un petit extrait 
c'est la déesse de la folie qui parle:

" Quoi que dis de moi le commun des mortels ( car je n'ignore pas tout le mal qu'on entend dire de la folie, même auprès des plus fous), c'est pourtant moi , et moi seule, qui, grâce à mon pouvoir surnaturel, répands la joie sur les dieux et les hommes......

"...ce que je dis de l'amitié s'applique mieux encore au mariage, union contractée pour la vie. Dieux immortels ! Que de divorces et d'aventures pires que le divorce ne multiplierait pas la vie domestique de l'homme et de la femme, si elle n'avait pour aliments et pour soutiens : la complaisance, le badinage,la faiblesse, l'illusion, la dissimulation, enfin tous mes satellites !
Ah ! qu'il se conclurait peu de mariages , si l'époux s'informait prudemment des jeux dont la petite vierge, aux façons délicates et pudiques, s'est amusée fort avant les noces ! Et plus tard, quel contrat pourrait tenir, si la conduite des femmes ne se dérobait à l'insouciance et à la bêtise des maris ! 
Tout cela s'attribue à la Folie; c'est par elle que la femme plaît à son mari, le mari à sa femme, que la maison est tranquille et que le lien conjugal ne se dénoue pas. 
On rit du cocu, du cornard; comment ne l'appelle-t-on pas ? 
Mais lui sèche sous ses baisers les larmes de l'adultère.
Heureuse illusion , n'est-ce-pas ? et qui vaut mieux que se ronger de jalousie et prendre tout au tragique."


J'aurais pu prendre d'autres exemples mais je voulais juste te mettre l'eau à la bouche afin de te donner envie de le découvrir ou de le relire ; il est d'une actualité incroyable ce qui me fait dire que depuis que le monde est monde rien n'a changé; l'homme est toujours sous l'emprise de la Folie .
Alors est-ce un bien ? est-ce un mal ?
A toi de voir.


Erasme né en 1469 à Rotterdam et décédé à Bâle en 1536 était moine et prêtre on dit de lui qu'il est le prince des humanistes.
-titou-

mardi 15 avril 2014

Recette anti-souffrance

A vouloir toujours avoir le contrôle sur tout, il est à peu près certain que nous passons à côté sans même les voir de belles opportunités de rencontres ou de cadeaux de la vie parce-que on a pas le temps, tout est cadré à la minute .
Il n'y a aucune place pour la surprise ou la rencontre inattendue. 


L'écrivain et poète Henri GOUGAUD nous le rappelle avec justesse et sagesse:
" un conseil pour moins souffrir:
 ôte-toi de la cervelle que tu as le pouvoir de gouverner ta vie. Laisse aux autres cette illusion."

Bien sûr que le contrôle de son temps est une qualité qui nous est demandée dans la société au travail notamment ou il faut être performant.
Tu seras apprécié si tu maîtrises ton emploi du temps, tes rendez-vous ....
Mais attention à se garder de petites plages pour soi car sinon à force de maîtrise sans pause on finit par craquer.
Il faut je crois en dehors de nos obligations professionnelles " lâcher prise"- laisser la vie et ses rythmes reprendre le dessus.

Si tu continues après le travail le soir et le week-end ,au lieu de lâcher,à lire des rapports, des articles, des statistiques, à lire et envoyer des mails professionnels, prendre des rendez-vous pour organiser encore et encore ton emploi du temps, ATTENTION, tu passes à côté de la présence de ceux que tu aimes; ta compagne, tes enfants, tes amis,tes parents, ton chien ou ton chat. De tous ceux qui ont besoin de toi.
Alors justement si tu es un bon gestionnaire de ton temps tu dois savoir fermer certaines portes afin de profiter et de vivre ta vie.
Toutes ces "modernités" qui nous sont devenues indispensables, smartphones,tablettes, ordinateurs, ne doivent pas nous faire oublier ce qui nous fait du bien.

Sortons de nos carcans, allons voir la vie , l'autre, celle pour laquelle nous faisons tant d'efforts et vivons-là avec joie et enthousiasme.
-titou-

dimanche 6 avril 2014

émerveillement.

Je l'avoue humblement, en ce moment je manque un peu d'imagination; c'est comme la lecture , il y a des moments ou on a pas envie de lire ;
 mais je me suis trouvé une excuse.



Je suis pris par des activités de jardinage et d'élagage qui m'occupent la tête et le corps et cela me convient bien. Je ne pense à rien d'autre.
Après plus de 150 articles depuis trois ans j'ai peur de revenir sur des sujets déjà évoqués et de me répéter.
De plus, lorsque au fil de mes lectures je tombe sur des textes qui m'émeuvent et me prennent au cœur, alors je me dis que je n'ai plus grand chose à dire. 
Mais ça reviendra ; ( enfin je l'espère.) l'actualité propose chaque jour son lot de réflexions.
Pour ce qui est du dernier article qui m'a rempli de joie, je vais le reproduire en partie pour toi. Il est tiré de la revue éditée par
 "Mountain Wilderness" association à laquelle j'ai le plaisir d'adhérer et qui oeuvre pour le respect de nos montagnes.

Si l'envie te prenait d'aller visiter le site de l'association: www.mountainwilderness.fr

l'auteure de l'article est Coralie Berhault-Creuzet ,fille du guide Patrick Berhault.

Le sujet ? la montagne dont elle parle avec amour, émerveillement et humilité; une approche philosophique personnelle et spirituelle de cette nature qui nous invite chez elle. En voici quelques extraits prélevés avec délicatesse :

Qui peut parler de la montagne mieux que le vent dans les arbres, le chant des oiseaux ou le silence épais de la neige ?
Pour apprendre à la connaître, il faut marcher longtemps dans ses solitudes et dormir sur son sein.........
Plutôt que de parler d'elle , je veux LUI parler.
Berceau, tombeau, passage....
Espace et moment.
Toi qui, de souffle en souffle, nous élève et nous rapproche de l'être, du Vivant.
Défi du sportif, ivresse du poète, demeure du méditant...Toit du monde.
..........
Certains oublient de t'aimer comme une mère....Sur tes autels pullulent les déchets de l'ignorance. L'Everest même malgré son altitude , n'est pas épargné. La bêtise humaine n'a pas de limite.
Son amour non plus.
Enseigne-nous, étreins-nous de froid, de vent jusqu'à nous rappeler qui nous sommes.
Apprends-nous l'humilité, l'amour qui donne. Efface notre illusion d'être éternel. Confonds l'ego.
............
Chacun de nos pas et de nos escalades doit être une caresse, une révérence profonde. Beaucoup de gens ont cette conscience juste......ils savent que te protéger, c'est protéger leurs enfants.

........Et je remercie du fond de l'être, les poètes et moines errants qui se sont nourris de ta joie, guéris de tes plantes et qui ont chanté tes louanges, si simplement.
..... Ta solitude,
montagne,
ton silence,
la rude sagesse de tes leçons, 
font de toi le guide suprême,
passeur d'âme, d'une rive à l'autre
de l'émerveillement.

Ne m'en voulez pas Coralie d'avoir amputé ce beau texte, ( et si le sommet de la montagne était un rivage ?) Un grand merci . 
-titou-

cliché internet


samedi 15 mars 2014

Les Suisses, la nature, une philosophie de vie.



Prise de conscience;
depuis des siècles, voilà un peuple qui a su "apprivoiser" la montagne tout en la respectant.
Avec la prolifération des aménagements en station d’ailleurs pas toujours esthétiques ça va parfois un peu loin. 
Mais là n'est pas le cœur du sujet dont je veux te parler; il s'agit plutôt des endroits sauvages ou naturels qui n'ont pas été touchés par la prolifération des remontées mécaniques.

L'hiver notamment, il y a un danger important et il y a des choix à faire entre argent et respect de la nature.


Ils ont du courage les Suisses et autres Valaisans pour aller encore plus loin dans ce respect, parfois à contre courant des pratiques en faisant le choix de restreindre la liberté des skieurs au bénéfice de celle des animaux qui, l'hiver dans des conditions souvent extrêmes ont du mal à survivre et ont besoin de tranquillité afin d'éviter de perdre leur précieuse énergie en fuyant devant l'homme.

Nos voisins montrent l'exemple; alors bien sûr, les adeptes du ski hors pistes du free ride ,les raquetteurs, se sentent frustrés car ils n'ont pas le sentiment de déranger respectueux qu'ils sont déjà naturellement de leur environnement.

Le problème c'est que les animaux sauvages on ne les voit pas l'hiver ou très peu.
Les lagopèdes, les tétras lyre, les grands tétras sont les plus menacés; l'intrusion de l'homme dans leur environnement les obligent à fuir et leur demande beaucoup d'énergie et du coup ils s'affaiblissent très vite.
Pour les chamois et les bouquetins le problème est différent; lorsqu'ils sentent le danger ils se réfugient en forêt et là, c'est la nature qui trinque car ils mangent pour se nourrir les jeunes pousses des sous bois et arbres de demain.

Nos cousins frontaliers ont donc créés des zones dites de "tranquillité" dans le cadre d'une campagne "RESPECTER C'EST PROTÉGER" afin de sensibiliser tous les usagers de la montagne pour que tout le monde y trouve son compte; n'oublions pas que les animaux occupaient l'espace avant les skieurs et que nous sommes en quelque sorte invités chez eux ; ils veulent bien partager mais nous devons absolument respecter leur territoire de vie hivernale.

La cohabitation est possible et les alpes Françaises devraient se pencher rapidement et sérieusement sur ces problèmes; à ma connaissance seul le massif des Bauges a enclenché un processus de protection identique.


Pour ma part, je serai plus attentif à l'avenir afin d'éviter de perturber la faune sauvage au milieu de ces paysages calmes, sereins et somptueux.

Tu peux toujours me rétorquer qu'il y a des problèmes plus graves dans le monde; c'est vrai tu as raison , mais si chacun fait sa part dans son domaine de prédilection les choses iront mieux. je ne suis compétent ni en finances ni en politique ni en économie ni en règlement de conflits; je laisse cela à des spécialistes; alors je travaille sur ce qui m’intéresse; le respect de la vie et de la nature que l'homme détruit sans se rendre compte qu'il va à sa propre perte.
-titou-

mardi 11 mars 2014

Optimisme

Alain dit que:
le pessimisme est d'humeur; l'optimisme est de volonté.


Il y a tellement à dire au vu de l'actualité; tellement de situations critiquables; tellement de violence partout, que notre regard semble ne plus être en mesure de voir les belles choses de la vie.
La "une" des journaux cultive à satiété le pessimisme.

Moi, je dis qu'il faut résister; comme en temps de guerre et faire preuve d'optimisme; le poète a raison, c'est bien une affaire de volonté.


En regardant les jeux paralympiques ou, je dois bien l'avouer il me vient parfois des larmes aux yeux devant la volonté , l'optimisme et la joie de vivre de ces athlètes que tout destinait pourtant à se laisser aller devant les épreuves de la vie. 
Qu'ils arrivent à se surpasser de la sorte me laisse pantois.
Qu'ils soient malvoyants, amputés des membres supérieurs ou inférieurs, rien ne semble les arrêter; ils skient, descendent des pistes difficiles même pour un bien portant, slaloment entre les piquets de façon magistrale compte tenu de leur handicap; ils foncent dans la nuit de leurs yeux avec confiance et ils sont en fait pleins de lumière; celle de l'optimisme.
Dans un monde ou l'image est si importante,ou il vaut mieux être jeune et beau, ils sont dans ce que j'appelle la vraie beauté celle de l'intérieur.
Quelle leçon !
Ce qui montre une fois de plus que : on peut quand on veut.
Sans aucun doute , dans le portillon de départ ils ont à la fois la peur au ventre et la rage de vaincre ; en tous cas la volonté de se surpasser comme tout sportif .
Personnellement j'ai du mal à tenir debout sur des skis nordiques; je n'imagine même pas en faire sans bâtons et là, je les vois skier pour certains sans bras; ils tombent et se relèvent. 
Quel exemple !

C'est La Rochefoucauld qui nous rappelle que:
l'espérance et la crainte sont inséparables et il n'y a pas d'espérance sans crainte ni de crainte sans espérance.


Alors mes amis, ayons la volonté de rester optimistes dans notre vie de tous les jours.
-titou-

vendredi 31 janvier 2014

la lecture influence t'elle le cerveau ?


(image internet)



Aujourd'hui, je vais reprendre un article publié dans une revue scientifique relatif à l'influence durable de la lecture sur le cerveau au point peut-être de changer ta vie.
Depuis longtemps je clame que " la lecture agrandit l'âme" ce qui chez moi est un ressenti profond que je vis au quotidien , mais que je ne peux transmettre à d'autres parce que c'est personnel; il faut en faire l'expérience.
N'as tu pas dans ta vie été influencé par une lecture ? Moi , petit je m'identifiais à certains héros de la bibliothèque verte.
Et voilà que cet article me permet de te faire partager ce ressenti.
Il reste toujours quelque chose d'une lecture à condition de lire avec attention. C'est ni plus ni moins que ce qu'écrivait Albert Camus dans ses carnets en 1953;(source Michel ONFRAY - l'ordre libertaire- la vie philosophique d'Albert Camus):

Je demande une seule chose, et je la demande humblement, bien que je sache qu'elle est exorbitante: être lu avec attention.


Il reste toujours quelque chose d'un livre ; qu'il soit à tes yeux une oeuvre majeure ou qu'il ne te plaise que moyennement, si tu le lis avec attention tu auras un peu comme à la pêche trouvé une phrase, un mot, une pensée au détour d'une page qui va t'emporter, te transporter et te fais dire  : j'aurais aimé écrire cette phrase dans ce contexte.

un livre c'est fait pour être trituré, annoté; personnellement j'ai toujours un carnet prés de moi ou je note tout ce qui me fait vibrer.
Voici donc cet article:

Des scientifiques montrent qu'un livre change la vie, biologiquement

Ou comment lire peut laisser des séquelles...


Durant quelques jours après la lecture d'un roman, une sorte de rémanence persiste dans le cerveau, ont découvert les chercheurs de l'université d'Emory. Leurs conclusions sont simples : la lecture peut provoquer des changements dans les connexions neuronales, lors de périodes de repos, après une lecture, tout en augmentant l'activité de certaines régions du cerveau. Une persistance qui a été analysée et dont les résultats sont publiés dans la revueBrain Connectivity.
Stephen King n'a jamais caché l'influence que Sa Majesté des Mouches avait pu avoir sur son existence, « parce que c'est à la fois une histoire avec un message et un grand récit d'aventure ». Joyce Carol Oates avait désigné Alice au Pays des Merveilles comme « le livre qui a le plus influencé sa vie imaginative ». Partant de ces commentaires d'auteurs, comment serait-il possible de déterminer biologiquement l'incidence des livres sur notre vie ?
« Il semble plausible que, si quelque chose d'aussi simple qu‘un livre peut donner l'impression que sa vie a été changée, alors peut-être est-il assez puissant pour provoquer des changements dans le fonctionnement et la structure de notre cerveau », s'interroge le professeur Gregory S. Berns auteur de l'étude Short- and Long-Term Effects of a Novel on Connectivity in the Brain.
"Quelque chose d'aussi simple qu‘un livre peut donner l'impression que sa vie a été changée, alors peut-être est-il assez puissant pour provoquer des changements dans le fonctionnement et la structure de notre cerveau"
Les chercheurs ont souhaité déterminer si la lecture provoquait des changements mesurables dans les connexions qui s'établissent au sein du cerveau, et leur période de persistance. Les 21participants ont été sollicités pour ce faire durant une période de 19 jours consécutifs. « Les histoires façonnent nos vies, et dans certains cas, nous aident à nous définir en tant que personne. Nous souhaitons comprendre comment elles entrent dans notre cerveau, et ce qu'elles y provoquent », poursuit-il.
En s'appuyant sur les outils de l'imagerie par résonance magnétique, les chercheurs ont identifié les processus neuronaux liés à la lecture. Pour l'étude, c'est le livre Pompei de Robert Harris qui a servi de base à l'expérience, il s'agit d'un thriller s'inspirant de la véritable éruption du Vésuve, en août 79, évoquée principalement par Pline le Jeune. Le texte a été choisi en raison de sa trame narrative forte, avec des événements fictifs et dramatiques.
Le livre raconte comment le personnage principal, éloigné de Pompéi, découvre les premières fumées sortant du volcan, et remarque que des choses étranges surviennent. « Il tente de revenir à Pompéi à temps, pour sauver la femme qu'il aime. Pendant ce temps, le volcan continue de gronder, mais personne ne reconnaît les signes », précise l'étude.
Durant les cinq premiers jours, les participants, chaque matin, ont été soumis à une salve d'IRM, alors que leur cerveau était au repos. Ils se retrouvent ensuite avec une sélection de neuf passages du livre, d'une trentaine de pages chacun, durant neuf jours. Un questionnaire a suivi pour s'assurer qu'ils avaient achevé leurs lectures correctement, puis une nouvelle séance d'IRM.
"nos romans favoris pourraient certainement avoir un effet plus important et durable sur la biologie de notre cerveau"
De précédents résultats avaient déjà démontré que la lecture a cette capacité à transporter le lecteur dans l'environnement d'un personnage et de le faire entrer fortement en empathie. De la sorte, le processus d'identification a des manifestations biochimiques que les scientifiques avaient déjà perçues et identifiées.
Les résultats ont démontré une connexion accrue dans la région du cortex temporal gauche, zone associée à la réceptivité de la langue, lors des matins qui ont suivi la séance de lecture. « Même si les participants ne lisaient pas le roman, quand ils étaient face au scanner, ils ont conservé cette connectivité accrue. Nous appelons cela une ‘activité de l'ombre', presque comme une mémoire musculaire », note le Professeur Berns.
Dans le sillon central du cerveau, la région du moteur sensoriel primaire, une connectivité accrue a été observée. Les neurones dans cette partie du cerveau sont associés à des représentations sensorielles venant du corps, un phénomène de cognition terrestre. Pour l'expliquer simplement, il suffit de penser que l'on court, pour que les neurones liés à l'acte de course se déclenchent dans cette région.
La persistance s'est d'ailleurs prolongée cinq jours après la lecture du roman, démontrant que cette dernière s'inscrit dans une certaine durée. « Il reste la question, toujours ouverte, de savoir si ces changements neuronaux pourraient durer. Mais le fait que nous les détections durant quelques jours, à partir de passages d'un roman, pris au hasard, suggère que nos romans favoris pourraient certainement avoir un effet plus important et durable sur la biologie de notre cerveau. »
Et principalement le  cortex somatosensoriel, zone où les persistances de la lecture ont été observées.
(image internet)



Alors , qu'en penses -tu ?

-titou-